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Droits politiques


Le droit de vote des étrangers, dilemme de la démocratie directe



Par Renat Kuenzi, Aarau




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Dans quelle mesure la Suisse est-elle démocratique, si elle n’accorde pas de droits politiques à ses quelque 1,7 million d’étrangers, soit presque un quart de sa population résidente? C’était l’une des questions de la 8e édition des Journées de la démocratie d’Aarau, qui avait justement pour thème cette année les droits politique des étrangers. 

Quelle démocratie si un quart des habitants du pays n'ont pas de droits politiques? (Keystone)

Quelle démocratie si un quart des habitants du pays n'ont pas de droits politiques?

(Keystone)

Voici les sept meilleures citations entendues lors du podium de discussion consacré à cette problématique:

«Les Suisses de l’étranger sont des citoyens des deux Etats qui montrent que l’engagement politique est possible dans deux sociétés.»

Walter Leimgruber, professeur à l’Université de Bâle et président de la Commission fédérale des migrations.

«Je suis personnellement offensé lorsque mes camarades d’école ou des gens avec qui je joue au football ou je bois une bière ne peuvent pas avoir voix au chapitre.»

Cédric Wermuth, conseiller national socialiste, Aarau

«Ce fut l’un des plus beaux jours de ma vie lorsque j’ai pu aller à Trogen et dire ‘maintenant je peux aussi voter’!»

Jens Weber, double citoyen suisse et américain, aujourd’hui membre du parlement cantonal d’Appenzell Rhodes-Extérieures.

«En vertu du droit de citoyenneté européen, chez nous, les étrangers peuvent voter. Cela n’a jamais été un thème de discussion, mais tout simplement une réalité depuis 1992.» 

Robert Hans, chef de l’administration de la ville allemande de Reutlingen, qui est jumelée avec Aarau. 

«Je n’ai rien contre les étrangers. Je parraine financièrement un enfant en Afrique du Sud. Mais la citoyenneté suisse ne doit pas être gratuite, elle ne s’obtient que par la naturalisation.» 

Thomas Burgherr, conseiller national de l’Union démocratique du centre (droite conservatrice), Aarau

«L’absence de droits politiques pour les étrangers est l’un des dilemmes les plus difficiles de la démocratie directe. Il a fallu la majorité du peuple et des cantons pour introduire le droit de vote des femmes.»

Andreas Auer, ancien professeur de droit constitutionnel aux Université de Zurich et de Genève.

«Les communes pourraient introduire des droits politiques pour les étrangers en vertu de l’autonomie des communes.» 

Titus Meier, membre libéral-radical (droite) du parlement cantonal d’Argovie.


(Traduction de l'allemand: Olivier Pauchard), swissinfo.ch

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