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Élection au Conseil fédéral Karin Keller-Sutter, la libérale-radicale qui a su convaincre

Hans Wicki et Karin Keller-Sutter

Hans Wicki et Karin Keller-Sutter, les deux conseillers aux États choisis par le PLR pour l'élection au Conseil fédéral.

(© KEYSTONE / PETER KLAUNZER)

Le 5 décembre, Karin Keller-Sutter pourrait enfin accéder au Conseil fédéral. La Saint-Galloise défend des positions strictes sur certains dossiers, mais ses compétences sont reconnues et saluées à gauche comme à droite.

À peine la démission de Johann Schneider-Ammann annoncée, une candidature s’est immédiatement imposée pour succéder au ministre de l’économie: Karin Keller-Sutter. La Saint-Galloise libérale-radicale (PLR, droite) pourrait prendre sa revanche lors de l’élection du 5 décembre. Elle était déjà candidate au Conseil fédéral en 2010, mais avait vu le Parlement lui préférer, justement, son collègue de parti Johann Schneider-Ammann.

Favorite incontestée

Karin Keller-Sutter a été élue en 2011 au Conseil des États (Chambre haute) et son travail a convaincu aussi bien à gauche qu’à droite. Ses compétences sont reconnues et aucune voix ne s’est encore élevée pour contester sa légitimité au sein du Conseil fédéral. La Saint-Galloise serait la deuxième femme libérale-radicale de l’histoire à siéger au gouvernement suisse. La première était Elisabeth Kopp, élue en 1984 et contrainte à démissionner en 1989 en raison du scandale entourant son mari.

Le PLR a décidé de présenter un second candidat, le conseiller aux États Hans Wicki. Un peu moins à droite que Karin Keller-Sutter sur certains thèmes, mais de profil clairement libéral, il serait le premier politicien originaire du canton de Nidwald à entrer au Conseil fédéral.

Cette double candidature PLR est «un choix intelligent, estime Andreas Ladner, politologue à l’Université de Lausanne. Ils ont une candidate favorite venant d’une région qui devrait avoir un siège depuis longtemps au Conseil fédéral et présentent un deuxième candidat pour donner un choix. C’est un ticket qui correspond bien au parti.»

Un parti qui remonte

Le PLR (à l’époque Parti radical) a régné presque sans partage sur la Suisse jusqu’en 1917 et l’introduction du système d’élection proportionnel. Sa puissance a diminué, mais il est resté l’un des partis majeurs du pays. Le PLR a ensuite souffert de l’arrivée de nouvelles formations à droite et du renforcement de l’Union démocratique du centre (UDC, droite conservatrice), il a perdu 10 sièges au Conseil national (Chambre basse) entre 1999 et 2011.

Graphique Conseil national

Graphique sur l'évolution des partis de droite au Conseil national

Puis le vent a tourné: le PLR a récupéré trois sièges en 2015 au Conseil national et a depuis remporté 34 mandats supplémentaires dans les parlements cantonauxLien externe. Il serait l’un des grands gagnants des prochaines élections fédérales en octobre 2019, selon le dernier baromètre électoral SSR. «Le PLR récupère les électeurs qu’il avait perdus ces dernières années grâce à l’affaiblissement du Parti Bourgeois-Démocratique (PBD, droite) et de l’Union démocratique du centre (UDC, droite conservatrice), qui compte moins d’adhérents confirmés», analyse Andreas Ladner.

Pour la porte-parole du PLR, Karine Barras, ce succès est dû principalement «à toutes les personnes actives dans les sections locales et cantonales qui véhiculent les valeurs libérales-radicales». Le PLR a l’ambition de devenir le deuxième parti de Suisse l’an prochain, en passant devant le Parti socialiste lors des élections fédérales. «Notre stratégie est de continuer à promouvoir nos valeurs à travers le pays et de mobiliser tous nos militants à chaque coin de rue afin de mieux entendre la population. Nous voulons créer un mouvement», affirme Karine Barras.

Andreas Ladner juge «peu réaliste» l’objectif du PLR de devenir le deuxième parti de Suisse. Il ne voit pas dans ses derniers succès électoraux l’avènement d’une ère nouvelle pour le parti: «Je n’observe pas de changement fondamental au sein du PLR, de programme prometteur ou de repositionnement qui pourrait rassembler de nouveaux électeurs.»

Karin Keller-Sutter

Karin Keller-Sutter est conseillère aux États depuis sept ans.

(© KEYSTONE / CHRISTIAN BEUTLER)

Le positionnement politique de Karin Keller-Sutter d'après son profil smartvote.

(swissinfo.ch)

Karin Keller-SutterLien externe est née en 1963. Elle grandit à Wil, dans le canton de Saint-Gall, où elle habite encore aujourd’hui. Elle est élue au gouvernement cantonal en 2000 et en dirige le Département de justice et police durant 12 ans. Karin Keller-Sutter est candidate au Conseil fédéral en 2010, mais le Parlement préfère élire son collègue de parti, Johann Schneider-Ammann. Elle accède au Conseil des États (Chambre haute du Parlement suisse) en 2011.

Traductrice et enseignante, Karin Keller-Sutter est parfaitement bilingue allemand-français. Elle se situe dans l’aile droite du PLR, affichant une position assez stricte sur les questions de migration et de sécurité. D’après le questionnaire smartvote qu’elle a rempli en 2015 en vue des élections fédérales, elle s’oppose à la naturalisation facilitée pour les étrangers de troisième génération, au congé paternité et à une transparence totale du financement des partis politiques. Elle est plutôt contre le renforcement des règles d’acquisition et de détention des armes, mais plutôt pour ouvrir l’adoption aux couples homosexuels et libéraliser les horaires des magasins.

Elle siègeLien externe au conseil d’administration de la Bâloise assurance et de plusieurs caisses de pension.

Hans Wicki

Hans Wicki siège au Conseil des États depuis trois ans. 

(© KEYSTONE / URS FLUEELER)

Le positionnement politique de Hans Wicki en fonction de son profil smartvote.

(smartvote.ch / sotomo.ch)

Hans WickiLien externe est né en 1964. Il a grandi dans le canton de Nidwald, à Wolfenschiessen et Hergiswil, où il habite encore aujourd’hui. Il a siégé de 2010 à 2016 au gouvernement cantonal au Département des travaux publics. Hans Wicki est élu au Conseil des États en 2015. Il a travaillé comme courtier chez UBS, puis comme chargé de projet au sein du groupe allemand Pfisterer, spécialisé dans les composants de lignes électriques.

Hans Wicki a un profil clairement libéral. D’après le questionnaire smartvote qu’il a rempli en 2015 en vue des élections fédérales, il s’oppose au congé paternité et à une transparence totale du financement des partis politiques. Il est plutôt contre l’adoption pour les couples homosexuels. En revanche, il est plutôt favorable à la naturalisation facilitée pour les étrangers de troisième génération et il soutient le renforcement des règles d’acquisition et de détention des armes ainsi que la libéralisation des horaires des magasins.

Hans Wicki est membre du comité de la Chambre d’industrie et de commerce de Suisse centrale. Il est président du Conseil d’administration des remontées mécaniques du Titlis et de Construction suisse. Il siègeLien externe également dans les conseils d’administration des entreprises Schurter, Schindler et Auto AG.

RTS Sutter

Présentation RTS de Karine Keller-Sutter

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