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Un gros déploiement policier a entouré dimanche la fête organisée pour les 100 ans de l'UDC zurichoise au Kongresshaus.

KEYSTONE/ENNIO LEANZA

(sda-ats)

Les affrontements redoutés à l'occasion des 100 ans de l'UDC cantonale à Zurich n'ont finalement pas eu lieu. La police a néanmoins arrêté dimanche une centaine de manifestants qui voulaient perturber le jubilé. Une centaine d'autres ont été contrôlés et renvoyés.

L'après-midi s'est finalement conclu de manière assez positive, selon Marco Cortesi, porte-parole de la police municipale. Il n'y a pas eu de blessés, ni de dégâts annoncés.

En début d'après-midi, un calme tendu régnait aux alentours du Kongresshaus de Zurich où se déroulait la fête de l'UDC zurichoise. La situation a failli dégénérer lorsque la police a encerclé quelques dizaines d'autonomistes de gauche sur un pont.

Des véhicules anti-émeute et des canons à eau empêchaient les manifestants d'accéder à la place du Kongresshaus et des barrières bloquaient la zone bordant le lac. La police a alors commencé à les évacuer un à un, entravés par des menottes, leurs affaires accrochées au cou dans un sac en plastique.

Les gros moyens

Les manifestants ont été emmenés au poste de police. Quelques incidents isolés se sont produits, mais la police a pu étouffer dans l'oeuf toute violence. Plusieurs centaines de policiers ont été engagés pour cette opération. Les mouvements des manifestants étaient en outre contrôlés par un hélicoptère.

Les autonomes de gauche avaient annoncé depuis plusieurs semaines déjà qu'ils voulaient perturber la fête du centenaire de l'UDC zurichoise. C'est la raison pour laquelle les effectifs de la police ont été renforcés.

Samedi soir déjà, une bombe à l'acide butyrique a été placée près du Kongresshaus, dégageant une odeur nauséabonde pénétrante dans la salle. On ignore encore pour l'instant si cet acte a été commis par des autonomes de gauche. Mais peu après l'incident, une lettre de revendication a été mise en ligne sur le site Internet de gauche Indymedia.

A peine dérangés

A l'intérieur du Kongresshaus, les 1000 hôtes de la fête UDC n'ont pratiquement rien perçu de l'agitation à l'extérieur. Parmi les orateurs figuraient le stratège Christoph Blocher, le conseiller fédéral Ueli Maurer et l'ancien conseiller national Christoph Mörgeli, qui a écrit un livre sur le parti.

Christoph Blocher est revenu sur la naissance du parti cantonal, le 4 mars 1917 et son évolution. Depuis l'introduction de la proportionnelle en 1919, pas un seul parti n'a encore atteint une force électorale plus élevée que celle obtenue par l'UDC aux dernières élections fédérales de 2015, à savoir 29,4%.

"Mais c'est bien là que réside le danger", a averti le tribun zurichois. "Car rien n'est plus difficile à endurer qu'une série de beaux jours", a-t-il dit. Reste que sans l'UDC, la Suisse serait dans une situation fâcheuse, tant au niveau économique que social, a ajouté M. Blocher.

ATS

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