Déserteurs et renvoi des criminels étrangers
Alors que le contre-projet gouvernemental ne suscite pas l'enthousiasme politique, la droite nationaliste de l'UDC maintient sa foi dans son initiative visant à durcir le droit d'asile et des étrangers.
L'Union démocratique du centre balaie les révisions mises en consultation pour serrer la vis aux déserteurs et aux criminels étrangers. «Une fois de plus, le Conseil fédéral n'est pas prêt à prendre le taureau par les cornes», a lancé le président de l'UDC Toni Brunner mercredi devant les médias.
L'UDC n'est pas non plus convaincue par l'idée d'interdire aux candidats à l'asile de déposer une demande auprès d'une ambassade suisse à l'étranger, estimant qu'elle «sera contre-productive et fera le jeu des passeurs».
Concernant le renvoi des délinquants non suisses, le parti ne retirera pas son initiative car le contre-projet du gouvernement est «inapplicable, vague et bourré d'exceptions».
L'UDC remettra la compresse lors d'un congrès spécial le 2 mai à avec ces exigences: réduction des voies de recours, durcissement et harmonisation du règlement des cas de rigueur, exclusion de l'aide sociale des admis provisoires, pas de légalisation des sans-papiers.
Une coalition de 45 organisations politiques, syndicales et humanitaires est pour sa part opposée aux deux projets de révision.
swissinfo et les agences

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