La Suisse est satisfaite de la conférence de Nairobi
Quelque 140 pays ont décidé vendredi d'ouvrir des négociations sur un traité limitant la pollution par le mercure. Cette initiative, défendue par la Suisse, a été annoncée à l'issue de la conférence de l'ONU sur l'environnement organisée à Nairobi.
Les gouvernements ont «unanimement» décidé de s'occuper des rejets d'un «polluant qui menace la santé de millions de personnes», s'est réjoui le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), dont le forum annuel s'est tenu de lundi à vendredi dans la capitale kenyanne.
Il n'existe jusqu'à présent aucun instrument mondial pour limiter la pollution par le mercure, métal hautement toxique qui a des effets désastreux sur la santé de millions de personnes et que l'organisme ne peut pas éliminer.
Après d'«intenses discussions» depuis sept ans, il s'agit du «premier effort mondial coordonné pour lutter contre la pollution au mercure», a souligné le directeur de l'agence, Achim Steiner.
Le conseiller fédéral Moritz Leuenberger, qui avait plaidé pour l'ouverture de négociations, a exprimé sa satisfaction. Selon la délégation suisse, les participants à Nairobi ont également donné leur feu vert à l'idée présentée par la Confédération d'élaborer une liste reprenant les objectifs environnementaux mondiaux afin de retrouver une vue d'ensemble.
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