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01 décembre 2009 - 11:00
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Les anti-minarets veulent encore serrer la vis

Tombes chrétienne et musulmane voisinant dans un cimetière suisse.
Légende: Tombes chrétienne et musulmane voisinant dans un cimetière suisse. (Keystone)

Après avoir réussi à imposer l'interdiction des minarets, l'Union démocratique du centre (UDC / droite conservatrice) veut aller plus loin encore pour empêcher l'«expansion» de l'islam en Suisse. Diverses interdictions sont à l'étude.


Au lendemain de sa victoire contre tous les autres partis, l'UDC ne lâche pas «le morceau». «Les citoyens ont montré clairement qu'il veulent stopper le pouvoir pris par l'islam politique en Suisse au prix de nos lois et de nos valeurs, déclare Adrian Amstutz, conseiller national UDC bernois. Les musulmans doivent être encouragés à s'intégrer à notre société.»

La lutte contre les mariages forcés et les mutilations sexuelles des femmes, l'interdiction du port de la burka en public et des dispenses de cours de natation pour les enfants musulmans doivent, selon l'UDC, désormais être mis en bonne place de l'agenda politique.

Adrian Amstutz indique que son parti va lancer différentes propositions dans ce sens au Parlement. Il s'agit toujours de lutter contre «l'islamisation rampante de la société suisse».

L'UDC envisage même de supprimer l'autorisation de carrés musulmans existant dans les cimetières de certaines villes, comme Zurich. Le président du parti, Toni Brunner, a insisté: les musulmanes de Suisse ne peuvent pas aller au travail avec un foulard sur les cheveux.


Pas de sociétés parallèles

Les Suisses ne veulent pas de sociétés parallèles, c'est l'enseignement du scrutin de dimanche, a encore dit Toni Brunner.

Le parti en profite aussi pour promouvoir une autre de ses initiatives, qui réclame le renvoi du pays d'immigrés qui enfreignent les lois suisses ou qui abusent de l'aide sociale. La date du vote n'est pas encore connue.

D'autres partis se préoccupent aussi des droits des femmes. Le Conseil fédéral lui-même veut lutter contre les mariages forcés. Les démocrates-chrétiens ne veulent pas des burkas.

L'UDC jubile. «Jusqu'ici, nos propositions ont été refusées ou affaiblies, note Adrian Amstutz. Le gouvernement et les autres partis comprennent peut-être enfin qu'ils doivent faire quelque chose.»

Le parti a aussi d'ores et déjà averti qu'il ne tolérerait pas de report dans la mise en vigueur de l'initiative anti-minarets.

«Ceux qui se demandent si elle peut entrer en vigueur ou non révèlent de graves lacunes dans la compréhension des droits populaires.»


Poursuivre malgré tout

Si la Cour européenne des droits de l'homme décide que l'interdiction des minarets est illégale, l'UDC est d'avis que la Suisse devrait suspendre son adhésion. Mais cette possibilité a d'ores et déjà été exclue par Micheline Calmy-Rey, ministre des affaires étrangères.

A Langenthal (canton de Berne), où un projet de minaret est en cours, les musulmans ont décidé de poursuivre malgré tout. Ils sont prêts à aller en justice pour cela.

De nombreux experts, cités lundi par l'Agence télégraphique suisse, sont en outre d'avis que les juges européens basés à Strasbourg démontreront que l'initiative est non conforme aux droits de l'homme.

La Suisse compte actuellement quatre minarets et environ 200 lieux de prières musulmans.

Urs Geiser, swissinfo.ch
(Traduction et adaptation Ariane Gigon)



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Commentaires

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Courgeron, Belgium

delaporte > vos propos sont d'une stupidité consternante !!! L'avortement est un meurtre l'Eglise se doit de réagir... Les laïcards sont quelque fois pire que les pires musulmans... Sami > Vous provenez de l'un de ces "merveilleux" pays du Golfe persique dans lesquels il est interdit aux Chrétiens de célébrer une messe, de porter une croix ou d'avoir une Bible ??? Allons, allons... La Suisse, finalement, est très tolérante... Reconnaissez-le...

laurent , Honduras

Le probleme avec la religion musulmane actuellement reside dans le fait qu'elle est devenue une politique. Au meme titre que nous avions a l'epoque la fusion totale du catholicisme et de l'etat, nous avons compris qu'une separation s'imposait. Une adhesion a la religion doit absolument etre separee des idees politiques. Et c'est bien la que reside la difference qui nous amene a regarder le minaret comme un symbole d'un autre temps que nous avons rejete, a grand peine, pendant notre Histoire

delaporte, France

pourquoi pas interdire les clocher qui nous réveille la nuit dans les campagnes ou la dictature vaticane au pays souverain d'Europe sur l'avortement par exemple ! pourquoi il y aurait deux poids ,deux mesure ??

Sami, United Arab Emirates

J'ai vecu 3 ans en suisse et je garde des bons souvenirs de ce pays exceptionnel a tout les niveaux. ce vote vu de l'exterieur est decevant limite raciste alors que le peuple suisse n'est pas raciste ni contre la liberte religieuse mais la poltique en suisse est vraiment a cote des vrais problemes de la societe. honnetment, le parti UDC n'a pas de programme politique il n'a pas de vision pour la suise il renvoie tout les echecs de la politiques et la conjoncture econmique difficile aux etrangers au lieu d'apporter des solutions a la societe en suisse ils inventent des problemes.personnellement je reside en UAE et les gens ici commencent a voir la suisse d'un autre oeil et j'essaye de leur expliquer l'esprit qui reigne en suisse mais les gens ne comprennent pas comment on peut adherer aux idees de l UDC. Merci

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La Suisse a interdit la construction de nouveaux minarets. Estimez-vous que des réactions internationales négatives seraient justifiées?

Oui 32%
Non 67%
Partiellement 1%

Ce sondage s' est terminé le: 11.12.2009



LENDEMAINS DE VOTE

Irritation. La ministre de la justice suisse Eveline Widmer-Schlumpf a rencontré lundi de nombreux ministres de l'Union européenne. Selon l'Agence télégraphique suisse, elle rencontré «une certaine irritation».

Venue expliquer que le résultat des urnes n'attaquait pas les musulmans ou la liberté religieuse en Suisse, la ministre a ajouté avoir été interrogée sur les difficultés qu'implique la mise en oeuvre juridique de l'interdiction des minarets.

Négatif. Malgré les tentatives d'explication de Berne, les réactions sont uniformément négatives dans l'Union européenne.

Conseil de l'Europe. Préoccupation aussi à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, présidé ce semestre par la Suisse, face à un vote qui risque «d'encourager des sentiments d'exclusion» dans nos sociétés.

Téléphone. La cheffe de la diplomatie suisse Micheline Calmy-Rey et ses ambassadeurs tentent aussi de calmer les esprits. S'exprimant à la radio alémanique DRS, Mme Calmy-Rey a précisé être en permanence au téléphone depuis l'annonce du résultat du vote.

Ambassadeurs. Elle a aussi rencontré lundi après-midi plusieurs ambassadeurs des pays arabes. Les réactions sont à la surprise parce qu'ils ne s'attendaient pas à ce résultat de la part de la Suisse, a-t-elle dit.

ONU. Du côté des Nations Unies, l'experte pour la liberté de religion et de croyance Asma Jahangir a condamné «une claire discrimination». L'ONU étudie par ailleurs la conformité de l'interdiction des minarets avec le droit international.

Source: ATS


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Taux de conversion, avocats pour les animaux et recherche sur l'être humain dans les urnes.


 

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Le oui à l’interdiction de construire des minarets fait des vagues.


 

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