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Le Portugais Antonio Guterres (à gauche) succédera le 1er janvier au Sud-Coréen Ban Ki-moon à la tête des Nations unies.

KEYSTONE/AP/SETH WENIG

(sda-ats)

L'Assemblée générale a élu jeudi par acclamation Antonio Guterres au poste de secrétaire général de l'organisation. L'ancien premier ministre portugais, âgé de 67 ans, succédera au Sud-Coréen Ban Ki-moon, dont le deuxième mandat s'achève le 31 décembre.

Antonio Guterres "est sans doute mieux connu là où cela compte le plus: sur les lignes de front des conflits armés et des crises humanitaires", a déclaré Ban Ki-moon devant l'Assemblée générale.

"J'apprécie ses conseils et admire son dévouement depuis longtemps (...) Ses instincts politiques sont ceux des Nations Unies: la coopération pour le bien commun et la responsabilité partagée envers les gens et la planète. Il reconnaît l'importance cruciale de l'émergence des femmes, dans les négociations de paix comme dans cette maison", a-t-il poursuivi.

Antonio Guterres avait été recommandé la semaine dernière par le Conseil de sécurité, qui s'était prononcé à l'unanimité. Il a été préféré à douze autres prétendants, parmi lesquels figuraient sept femmes.

Appel à l'unité

Lors de son premier point de presse après sa nomination, il a appelé les grandes puissances à surmonter leurs divisions sur la Syrie. "Il est grand temps de se battre pour la paix".

"Les pays qui sont les acteurs-clé vont se retrouver à nouveau pour essayer de faire avancer le processus de paix: je ne peux que souhaiter qu'ils réussissent car c'est notre obligation morale à tous de mettre un terme aux souffrances du peuple syrien", a déclaré l'ancien Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés.

Le futur secrétaire général a également estimé qu'il fallait "combattre avec détermination" tant les "groupes terroristes et les extrémistes violents" que "l'expression du populisme et de la xénophobie", qui "se renforcent mutuellement".

Constituer une équipe

M. Guterres va maintenant devoir constituer son équipe, un travail qui sera suivi de près, notamment à Pékin. La Chine souhaite que la direction des opérations de maintien de la paix, actuellement exercée par le Français Hervé Ladsous, revienne à un Chinois, dit-on de sources diplomatiques. La Russie briguerait quant à elle les Affaires politiques.

Antonio Guterres n'a conclu aucun accord avec Pékin et Moscou pour obtenir leurs suffrages, a toutefois assuré un membre du Conseil de sécurité. Il "est du genre à s'entourer d'une équipe forte, choisie au mérite", a-t-il poursuivi, confirmant que la Chine voulait ardemment le département du maintien de la paix.

Antonio Guterres sera le neuvième secrétaire général de l'organisation, après avoir été chef du gouvernement portugais de 1995 à 2002 puis haut commissaire de l'Onu aux réfugiés de 2005 à 2015.

sda-ats

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