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Les exploitants Axpo, Alpiq et BKW retirent leur demande pour de nouveaux sites (archives).

KEYSTONE/MARTIN RUETSCHI

(sda-ats)

Axpo, Alpiq et BKW retirent leurs demandes d'autorisation générale pour de nouvelles centrales nucléaires. Les exploitants de ce type d'installation avaient déposé une requête en 2008. Le contexte économique et politique a complètement changé depuis, expliquent-ils.

Ils ont transmis leur décision mercredi au Conseil fédéral par l'entremise de l'Office fédéral de l'énergie (OFEN), ont indiqué mercredi les trois entreprises dans un communiqué commun. "Le marché de l'électricité est complètement différent de l'époque et la politique a posé les jalons vers un avenir sans nucléaire", écrivent-ils.

Les demandes d'autorisation générale avaient été déposées respectivement par les Forces motrices bernoises (FMB) pour Mühleberg, Axpo pour Beznau et Alpiq pour Gösgen. Il s'agissait de centrales avec réacteur à eau légère, dont le rendement est nettement plus élevé que celui des installations existantes.

Suspendu en 2011

En 2011, ces demandes avaient été suspendues après l'accident de Fukushima. Trois jours après la catastrophe, la ministre de l'énergie Doris Leuthard avait interrompu les procédures et un mois et demi plus tard, le Conseil fédéral s'était prononcé pour une sortie à long terme du nucléaire.

Les centrales nucléaires en activité "devaient être débranchées à la fin de leur durée de fonctionnement fixée en fonction des critères de sécurité techniques". Le Parlement a ensuite adopté cette politique qui fixait la fin du nucléaire après environ 50 ans d'exploitation.

Le Parlement vient d'adopter en septembre la Stratégie énergétique 2050. Celle-ci prévoit qu'il n'y aura pas de nouvelles centrales. Mais celles actuellement en fonction n'ont finalement pas de durée de vie limitée. Beznau I, la plus vieille centrale au monde, fonctionne depuis 47 ans, Beznau II 45 ans, Gösgen 37 ans, Leibstadt 32 ans et Mühlberg 44 ans. Cette dernière sera débranchée en 2019.

Environ 80 millions pour du vent

Les trois groupes énergétiques ont investi quelque 80 millions de francs pour leurs nouvelles centrales. En 2011, peu avant la suspension du projet, Alpiq avait déjà dépensé 35 millions en coûts de planification pour Gösgen II.

Chez Axpo, Beznau III a englouti 30 millions, a indiqué mercredi à l'ats le porte-parole Ueli Walther. Quant à BKW, la suspension des projets en 2011 a eu un impact de 14 millions, selon Sabrina Schellenberg, responsable de la communication.

Le peuple va se prononcer sur le sort des centrales nucléaires dès le 27 novembre prochain. Il devra dire s'il accepte ou non l'initiative des Verts "Sortir du nucléaire". En cas de oui, Beznau I und II de même que Mühleberg devraient être débranchées en 2017. Gösgen suivrait en 2024 et Leibstadt en 2029.

sda-ats

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