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Banques


Le scandale du fonds malaisien 1MDB fatal à une banque tessinoise




La BSI est accusée de «violations graves de la réglementation sur le blanchiment d’argent». (Keystone)

La BSI est accusée de «violations graves de la réglementation sur le blanchiment d’argent».

(Keystone)

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers a ordonné mercredi la liquidation de la BSI. L’établissement bancaire basé à Lugano est accusé de «violations graves de la réglementation sur le blanchiment d’argent». Cette décision est de loin la plus radicale prise jusqu’à présent par les autorités de régulation.

La banque tessinoise sera dissoute une fois finalisé son rachat par le gérant zurichois EFG International. La BSI se retrouve aussi sous le coup d'une procédure pénale du Ministère public de la Confédération (MPC). Elle est soupçonnée de corruption dans le scandale de blanchiment d’argent lié au fonds souverain malaisien 1MDB et dans l’affaire Petrobras au Brésil.

L'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) examine également le cas de six autres banques concernées par des allégations de blanchiment d’argent.

L’an dernier, le régulateur a enquêté sur 29 instituts financiers soupçonnés d’infractions de blanchiment d’argent. Cependant, il leur a donné l’ordre de régler les problèmes en interne, plutôt que d’opter pour une procédure judiciaire. La FINMA donne rarement des détails sur les procédures qu’elle lance. Toutefois, comme des voix critiques lui reprochent de ne pas faire assez pour ramener les banques sur le droit chemin, elle a cette fois tenu à souligner le nombre de sanctions imposées.

  • Elle a condamné cinq banques et quelques individus «au cours des dernières années», selon le directeur de la FINMA Mark Branson.
  • L’an dernier, elle a ordonné la liquidation d’un intermédiaire financier en lien avec une affaire de corruption et a imposé une interdiction d’exercer à deux cadres supérieurs.
  • Au cours des dernières années, la FINMA a imposé une interdiction de prendre en charge des clients exposés politiquement pendant trois ans à la banque privée genevoise HSBC. Elle a aussi ordonné au conseil d’administration d’une banque d’intégrer de nouveaux membres.
  • Le régulateur a placé 14 banques sur une liste rouge pour avoir trop de personnes exposées politiquement parmi leurs clients.

Mark Branson a déclaré que le récent renforcement des lois sur le blanchiment d’argent en Suisse a donné à la FINMA plus d’armes pour faire face aux problèmes. En avril, il a déclaré que les sanctions pourraient aider à éviter de futurs abus et donner le signal que les peines peuvent être plus graves que de simples amendes. 


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(Traduction: Katy Romy), swissinfo.ch

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