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Salle du Conseil La Conférence du désarmement dans le viseur de Mark Henley

Après 20 ans de paralysie, la Conférence du désarmement s’est remise en mouvement depuis le début de l’année. Photographe accrédité à l’ONU, Mark Henley pose son regard espiègle sur ce cénacle qui se réunit dans la vénérable Salle du Conseil du Palais des Nations. Atmosphère.  

La course aux armements bas son plein; les arsenaux nucléaires se perfectionnent; de nouveaux engins de mort apparaissent dans le sillage des drones et les conflits s’étendent dans le cyberespace. Il était temps que le seul organisme multilatéral dédié au désarmement se réveille.

Photographe basé à Genève, Mark HenleyLien externe arpente depuis des années les couloirs du Palais des Nations pour capter les ambiances des réunions qui s’y tiennent et les scènes cocasses qui peuvent en surgir.

Représenté par l’agence Panos, Mark Henley documente ainsi depuis 2012 les réunions de la Conférence du désarment. Des prises de vue saisies au vol emplies de l’atmosphère très particulière de la Salle du Conseil où la conférence se tient chaque année.

Si la salle a subi des changements depuis l’époque où le Palais abritait la Société des Nations, l’ancêtre de l’ONU, son décor fait d’immenses peintures murales or et sépia a, lui, été scrupuleusement conservé. Intitulé «Ce qui sépare et ce qui unit les hommes», cet ensemble est l’œuvre de l'artiste catalan José María SertLien externe et avait été offert en 1936 par l’éphémère république espagnole renversée en 1939 par les troupes franquistes. Ces peintures murales illustrent le progrès de l’Homme à travers les thèmes de la santé, de la technologie, de la liberté et de la paix, tous unis par cinq personnages dantesques représentant les 5 continents, les mains unies sur la coupole de la salle dans un triomphe apocalyptique.

Une échéance qui hante à nouveau l’humanité et que la Conférence du désarmement pourra peut-être éviter.