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La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga (deuxième depuis la gauche) et la directrice du festival Seraina Rohrer (à droite) ont ouvert les Journées de Soleure avec Hanna Sahlfeld-Singer (à gauche) et Gabriele Nanchen (au centre), deux précurseurs en matière de droit de vote des femmes.

Keystone/MARCEL BIERI

(sda-ats)

Le coup d'envoi des 52e Journées de Soleure a été donné jeudi en présence de la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Au total, 21 fictions et documentaires se disputent le Prix de Soleure et le Prix du public.

Durant cette édition 2017, 179 courts et longs métrages, dont 23 premiers longs métrages et 36 premières de toutes les régions du pays, seront projetés pendant les huit jours que dure la manifestation.

Le festival s'est ouvert officiellement avec le film de Petra Volpe "Die göttliche Ordnung" ("L'ordre divin"). Le film, nominé pour le Prix de Soleure, est une fiction sur l'introduction du droit de vote des femmes en Suisse.

Droit de vote des femmes

Evoquant le film d'ouverture, Simonetta Sommaruga a rappelé dans son discours que "le premier homme a marché sur la lune avant que la première femme suisse ait mis le pied dans un local de vote". Il a encore fallu attendre deux ans, soit 1971, pour franchir le pas.

Rien n'est évident, a souligné la cheffe du département fédéral de justice et police. Aujourd'hui encore, les femmes gagnent pour le même travail en moyenne 9% de moins que les hommes. C'est contraire à la Constitution, depuis 35 ans, mais cela reste "l'ordre divin".

"Je m'incline devant les femmes et les hommes qui ont revendiqué ce qui est aujourd'hui une évidence", a déclaré Seraina Rohrer, directrice des Journées de Soleure, évoquant elle aussi le droit de vote des femmes. Nous leur sommes aujourd'hui redevable de pouvoir ouvrir le festival avec "L'ordre divin". Sans eux, Petra Volpe serait actuellement devant ses fourneaux, a-t-elle ajouté.

Prix de Soleure le 26 janvier

Huit documentaires et deux fictions sont en compétition pour le Prix de Soleure, doté de 60'000 francs. Le jury est composé de l'ancien président du CICR Cornelio Sommaruga, de la réalisatrice Sabine Gisiger et de l'acteur Anatole Taubman. Le film lauréat sera annoncé le 26 janvier.

Pour le Prix du public, doté de 20'000 francs, six documentaires et cinq fictions sont en compétition. Trois sont francophones: "Miséricorde" de Fulvio Bernasconi, "Docteur Jack" de Benoît Lange et Pierre-Antoine Hiroz, ainsi que "Yvette Z'Graggen - Une femme au volant de sa vie" de Frédéric Gonseth. Le nom du gagnant sera annoncé le 28 janvier.

Hors compétition, deux films francophones devraient attirer l'attention. Avec "Delamuraz", Daniel Wyss se penche sur la vie de feu l'ancien conseiller fédéral vaudois. "L'inclinaison des drapeaux", d'Antonin Schopfer et Thomas Szczepanski, propose un film dans le film.

Prix déjà attribués

Plusieurs prix sont déjà attribués. Simon Spiegel reçoit le Grand Prix Pathé (10'000 francs) pour son essai sur le film documentaire "Electroboy". Rafael Wolf obtient le Prix Pathé "Tout court" pour sa critique du film "Un juif pour l'exemple", diffusée sur Twitter.

Les lauréats des Prix du film de télévision sont aussi connus. Il s'agit de la jeune actrice valaisanne Noémie Schmidt (meilleur rôle principal dans "La lumière de l'espoir"), Pasquale Aleardi (meilleur premier rôle dans "Gothard"), Liliane Amuat (meilleur second rôle dans "Lotto") et Mike Müller (prix spécial du jury) pour son interprétation du rôle de Luc Conrad dans la série "Le Croque-mort".

Le Prix d'honneur des 52e Journées de Soleure est attribué à la productrice tessinoise Tiziana Soudani. Elle a notamment produit "Le meravilie" d'Alice Rohrwacher, Grand Prix du jury à Cannes en 2014.

ATS