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Débarquements en Italie La Suisse se prépare à la vague migratoire

Nigeriano con il figlio di cinque mesi su una nave di soccorso nel Mediterraneo

Cette année, plus de 85'000 Africains ont déjà débarqué sur les côtes italiennes et la vague n'est pas prête de retomber.

(Keystone)

Avec l’été, les débarquements de migrants ont repris sur les côtes européennes, en particulier en Italie. Pays de transit, la Suisse se prépare à renforcer son dispositif policier le long des frontières. Et à l’avenir, elle n’exclut pas de soutenir des projets liés à la migration avec un second «milliard de cohésion».

La belle saison est synonyme de vacances. C’est vrai, mais en partie seulement. Pour des dizaines de personnes qui fuient les conflits et la pauvreté en Afrique, l’été est la période la plus propice pour tenter de rejoindre l’Europe. Ces derniers jours, plus de 12'000 sont arrivés sur les seules côtes italiennes.

«Nous sommes sous pression et demandons l’aide concrète de l’Europe», a affirmé jeudi le Premier ministre italien Paolo Gentiloni. L’Italie, qui menace de fermer ses ports aux navires chargés de migrants qui battent pavillon étranger, est particulièrement sollicitée. Durant le 1er semestre 2017, 85'000 migrants ont déjà débarqué (contre environ 78'500 au 1er semestre 2016).

carte
(swissinfo.ch)

Plus de policiers près des frontières

Pour se préparer à la vague migratoire et contenir les entrées illégales, la Suisse a de son côté annoncé un renforcement de son dispositif policier. Durant l’été, jusqu’à 50 agents des différentes polices cantonales soutiendront, en cas de besoin, leurs collègues du Tessin, des Grisons, du Valais et des autres cantons frontaliers de la Suisse orientale, a indiqué jeudi la Conférence des commandants des polices cantonalesLien externe.

Le but de ce corps intercantonal – similaire à celui institué pour les grands événements comme le WEF de Davos ou les matches internationaux de football – est de renforcer les contrôles des personnes sur les axes de circulations principaux, dans les gares et le long des autoroutes. La mission ne prévoit en revanche pas de contrôles à la frontière, qui relèvent de la compétence du Corps des gardes-frontièreLien externe.

L’an dernier, les autorités suisses avaient mis au point un plan d’urgence qui prévoyait aussi l’utilisation de l’armée aux frontières. L’intervention de la troupe était prévue seulement en cas d’urgence, par exemple si les entrées illégales devaient dépasser la barre des 30'000 en quelques jours. Mais un tel scénario ne s’est encore jamais vérifié.

Second «milliard» de cohésion pour le sud?

Pour soulager la pression migratoire sur les pays du sud de l’Europe, la Suisse n’exclut pas de financer des projets spécifiques dans le cadre de la contribution suisse à l’élargissement de l’UE, selon les informations du quotidien populaire alémanique Blick.

Après un premier «milliard de cohésion» versé en faveur des nouveaux membres de l’UE à l’Est, la Suisse est en effet invitée à en verser un second. Cité par le Blick, le porte-parole du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Georg Farago affirme que l’objectif du gouvernement est «une éventuelle contribution suisse qui prenne majoritairement en compte les intérêts de la Suisse et les défis actuels en Europe».

Avec des projets dans les domaines de la migration et de la formation professionnelle, il est possible de lutter contre les risques liés au chômage des jeunes et à la gestion de la crise migratoire. Selon le Blick, la Suisse pourrait par exemple soutenir le processus d’enregistrement et d’hébergement des réfugiés en Italie ou en Grèce.



(Traduction de l'italien: Olivier Pauchard)

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