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Désaccord dans la lutte contre les mines

Un symbole fort lundi dans les jardins de l'ONU à Genève.

(Keystone Archive)

Les Etats partie à la convention contre les mines antipersonnel se retrouvent cette semaine à Genève.

L'occasion pour les ONG suisses de saluer le chemin parcouru. Mais aussi de souligner les désaccords qui subsistent avec les autorités helvétiques.

«La Suisse et Israël produisent ensemble des bombes à fragmentations. Cette collaboration qui implique la firme Ruag (détenue à 100 % par la Confédération) doit cesser», lance Elisabeth Reusse-Decrey.

Il s'agit là du reproche le plus concret adressé au gouvernement helvétique par la coordinatrice des ONG suisses contre les mines antipersonnel.

L'ancienne parlementaire estime, en effet, que les bombes à fragmentations doivent figurer dans le traité international contre les mines, tout comme certaines mines anti-véhicules.

Cette revendication a été rejetée par le gouvernement helvétique. «Un tel élargissement serait contre-productif. Il dissuaderait certains Etats de la ratifier», justifie Janine Voigt, responsable du dossier mines au ministère des affaires étrangères (DFAE).

Activisme helvétique

C'est la seule divergence importante qui oppose les ONG et la Confédération.

Pour le reste, Elisabeth Reusse-Decrey salue l'implication grandissante de la Suisse dans la mise en oeuvre effective du traité d'Ottawa contre les mines. Une convention qui date de 1997.

«Berne associe étroitement les ONG dans ses démarches et s'implique financièrement dans la lutte contre les mines», se félicite Elisabeth Reusse-Decrey.

Les autorités consacrent en effet quelque 12 millions de francs par année à ce combat. La Suisse joue également un rôle actif dans le suivi de la convention.

Destruction des stocks

ONG et gouvernement suisse se retrouvent enfin sur l'importance des prochaines échéances.

D'ici la fin de l'année prochaine, quelque 80 Etats devront avoir détruit leur stock de mines antipersonnel. Une exigence qui est contenue dans la convention d'Ottawa.

«La réussite de cet objectif dépend avant tout de considérations techniques. Pour une fois, les questions d'argent sont secondaires», précise Janine Voigt.

D'où l'importance du Centre international de déminage humanitaire. Un centre d'expertise basé à Genève et largement financé par la Confédération.

Impliquer les forces non-étatiques

«Nous soutenons également les efforts de la Suisse pour intégrer les groupes armés non gouvernementaux dans cette convention», souligne encore Elisabeth Reusse-Decrey.

Un volet que la Suisse aimerait voir figurer au menu de la conférence de révision du traité qui aura lieu en 2004. Une réunion qui occupe déjà tous les esprits, au sein des gouvernements et des ONG.

swissinfo/ Frédéric Burnand à Genève

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