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Presse sans liberté Quand la caméra et le stylo font de vous une cible

A journalist covers her face

Hong Kong, 4 août 2019: une journaliste se couvre le visage contre les gaz lacrymogènes lancés par la police contre les manifestants.

(Reuters / Kim Kyung Hoon)

La liberté de la presse est une condition préalable à la libre formation de l’opinion et donc au bon fonctionnement de la démocratie. Mais elle n’existe pas partout. swissinfo.ch a rencontré trois journalistes de Colombie, du Yémen et d’Azerbaïdjan qui se sont réfugiés en Suisse parce qu’ils étaient persécutés dans leur pays.

Les attaques contre la liberté de la presse sont un des thèmes qui seront discutés lors du Festival de reportages de BerneLien externe, dont swissinfo.ch est partenaire médias. Avant la manifestation, qui se tiendra du 30 août au 1er septembre, nous avons rencontré trois journalistes qui ont fait dans leur pays l’expérience directe de ce que signifie l’absence de liberté d’expression et de liberté de la presse.

Tristesse et rage

Sergio Camilo Charry vient de Colombie. Après avoir été menacé de mort non seulement par téléphone et par e-mail, mais aussi personnellement, il a quitté son pays. En 2018, il a demandé l’asile politique en Suisse. Comme il est toujours en attente d’une décision, il n’a pas le droit de travailler.

 

Firas Shamsan vient du Yémen, pays qu’il a été sommé de quitter définitivement s’il voulait rester en vie. Au début de 2019, il est venu en Suisse depuis la Malaisie dans le cadre du programme Writers in ExileLien externe, qui lui a accordé une bourse lui permettant de vivre, de travailler et de publier.

 

Avec une 168e place sur 180, le Yémen figure presque au bas du Classement mondial de la liberté de la presseLien externe établi par «Reporters sans frontières».

Journalisme indépendant uniquement sous couverture

En Azerbaïdjan, Lachin Mamishov a lui aussi été menacé, et même blessé, parce qu’il avait fait des recherches sur les conflits des années 1990 dans le Caucase. Par peur d’être arrêté, il a d’abord émigré en Géorgie. En 2015, il est venu en Suisse, où il a rapidement obtenu l’asile politique. Il travaille aujourd’hui comme vidéo blogueur et réalisateur de documentaires. Selon lui, les journalistes indépendants ne peuvent travailler en Azerbaïdjan que sous couverture.

 

Les Chinoises et les Chinois gardent le silence

Nous aurions également aimé interroger une ou un journaliste chinois, mais personne n’a accepté. Il serait «trop délicat» de prendre position sous son nom sur le thème de la liberté de la presse en Chine. Ceci par crainte de représailles, non seulement contre la personne elle-même mais aussi contre sa famille.

Swissinfo.ch fait d’ailleurs très directement l’expérience de la stricte censure chinoise. Nos pages en chinoisLien externe ne sont pratiquement pas accessibles en Chine, ceci, selon l’ambassade chinoise, en raison de «difficultés techniques».

Le journaliste chinois Wu Qi prendra part à la table ronde sur la «presse non libreLien externe» au Festival de reportages de Berne. Il sera intéressant d’entendre ce qu’il a à dire. Ce samedi 31 août, à partir de 13h15 (heure d’Europe centrale), swissinfo.ch retransmettra ce débat en direct.

 

 

La liberté de la presse en Suisse est considérée comme très bonne en comparaison internationale. Elle est garantie par l’article 17 de la ConstitutionLien externe. La Suisse est 6e sur 180 pays au Classement mondialLien externe de Reporters sans frontières. L’un des rares points critiqués est que les autorités suisses interprètent de manière trop restrictive le droit à la transparence pour les documents internes de l’administration publique.

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(Traduction de l'allemand: Marc-André Miserez)

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