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La police a précisé que l'Hôtel de police resterait "inaccessible le temps de l'enquête d'usage". Peu après 20h00, une forte présence policière était encore visible devant l'édifice, avec une dizaine de véhicules et une vingtaine d'agents.

KEYSTONE/EPA/STEPHANIE LECOCQ

(sda-ats)

Deux policières ont été blessées samedi dans le centre de Charleroi en Belgique par un individu armé d'une machette, a indiqué la police locale. Les premiers éléments d'enquête suggèrent que c'est un acte terroriste, a déclaré le premier ministre belge Charles Michel.

L'attaque a eu lieu en fin d'après-midi devant l'Hôtel de police de Charleroi. L'agresseur est arrivé aux alentours de 16h00.

"Il a immédiatement sorti une machette du sac de sport qu'il portait et il a porté des coups très violents au visage de deux policières qui se trouvaient de faction en face de l'Hôtel de police en criant 'Allah Akbar' (Dieu est grand)", a expliqué le porte-parole de la police de Charleroi, David Quinaux, au micro de RTL-TVI.

C'est une troisième policière qui a alors ouvert le feu sur l'assaillant. "Le décès de l'agresseur à la machette est confirmé", a indiqué la police de Charleroi sur son compte Twitter, après avoir indiqué dans un premier temps qu'il était encore en vie. "Les deux collègues sont hors de danger", a-t-elle précisé.

Selon l'agence Belga, une des policières "souffre de plaies profondes à hauteur du visage" et a été hospitalisée. Sa collègue "n'est que très légèrement touchée".

La police a précisé que l'Hôtel de police resterait "inaccessible le temps de l'enquête d'usage". Peu après 20h00, une forte présence policière était encore visible devant l'édifice, avec une dizaine de véhicules et une vingtaine d'agents, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Acte ignoble"

Le premier ministre et le ministre de l'Intérieur Jan Jambon ont condamné cette attaque. Ce dernier a parlé d'un "acte ignoble".

Interrogé dans la soirée par la chaîne RTL-TVI, M. Michel a affirmé que l'auteur n'est "pas encore identifié". "Mais cela semble être de nouveau une attaque avec une connotation terroriste". La capitale, Bruxelles, avait déjà été touchée le 22 mars par des attentats.

L'agression de samedi survient alors que le niveau d'alerte terroriste en Belgique était au niveau 3 (correspondant à une menace "possible et vraisemblable") sur une échelle en comprenant quatre. Réuni après l'agression, l'organisme chargé de son évaluation "ne modifie - pour l'instant - pas le niveau actuel de menace (général et pour la police), et continue à suivre la situation", a indiqué dans la soirée M. Jambon.

Police sur le qui-vive

Sur le qui-vive, la police belge a effectué des dizaines de perquisitions antiterroristes depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Ces derniers avaient été préparés depuis la Belgique et des djihadistes belges y ont participé.

Selon le Ministère de l'Intérieur, 457 Belges ont rejoint ou tenté de rejoindre les rangs des groupes djihadistes en Syrie ou en Irak. Un tiers d'entre eux seraient des femmes et des enfants.

Sur ces 457 personnes, 266 sont toujours en Syrie ou en Irak. Parmi elles, 90 sont portées disparues et ont vraisemblablement été tuées, selon des chiffres de l'Organe belge de coordination de l'analyse de la menace (Ocam).

sda-ats

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