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Les autorités norvégiennes antidopage ont demandé 14 mois de suspension à l'encontre de Therese Johaug, double lauréate de la Coupe du monde de fond dont elle est tenante du titre.

La fondeuse était sous le coup d'une suspension provisoire pour usage de stéroïdes.

Johaug, championne olympique et septuple championne du monde, n'avait pas pu prendre part au coup d'envoi de la Coupe du monde le week-end passé à Ruka (FIN), suspendue deux mois dans l'attente d'un examen approfondi.

"La raison de cette décision est que le comité en charge d'éventuelles poursuites au sein de l'agence est d'avis que l'athlète ne semble pas s'être comportée en toute innocence", avait alors déclaré Anstein Gjengedal, président dudit comité.

La Norvégienne avait été contrôlée positive lors d'un test inopiné en septembre au clostébol, un stéroïde anabolisant "léger", présent selon la version de son entourage dans une crème pour les lèvres qu'elle aurait utilisée cet été lors d'un stage en altitude en Italie pour soigner des brûlures.

Le médecin de l'équipe norvégienne, Fredrik Bendiksen, a pris l'entière responsabilité dans cette affaire et démissionné avec effet immédiat. Il aurait estimé la crème inoffensive.

La fondeuse de 28 ans, en pleurs, avait clamé son innocence devant les médias. Elle avait décidé de quitter l'équipe nationale pour un temps et s'entraîner seule.

L'usage de stéroïdes anabolisants est passible de quatre ans de suspension.

Il s'agit du deuxième incident qui éclabousse la Fédération norvégienne de ski en quelques mois. Fin juillet, le fondeur Martin Sundby avait été suspendu pour deux mois et privé de sa victoire dans le Tour de Ski 2015 pour usage non autorisé de ventoline. La Fédération en avait là aussi assumé la responsabilité, ayant omis de demander une autorisation pour l'usage de cet anti-asthmatique.

sda-ats

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