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Dumping salarial


De faux frontaliers polonais payés 12 francs de l’heure


Le phénomène de l’usurpation du statut de frontalier prend de l’ampleur en Suisse. Une entreprise neuchâteloise fait l’objet d’une plainte pénale pour avoir exploité six travailleurs polonais qui vivaient officiellement en France.

Recrutés sur internet par un rabatteur polonais, les six ouvriers sont arrivés en Suisse en février. Ils travaillaient six jours sur sept pour 12 francs de l'heure. Ils étaient logés dans un petit trois pièces au-dessus de leur chantier et le loyer de 660 francs par personne était directement déduit de leur salaire.

Officiellement toutefois, ils étaient domiciliés en France pour bénéficier du statut de frontalier. Mais ils ne sont jamais allés à l'adresse indiquée en France et ils n'avaient pas conscience d'avoir un permis à caractère frontalier.

C'est le syndicat Unia qui est à l'origine de la plainte déposée vendredi et qui soutient la grève des ouvriers entamée mardi pour protester contre les méthodes de leur employeur.

Ce phénomène de faux frontalier est nouveau et prend de l’ampleur en Suisse. A Genève, quatre cas ont été dénoncés depuis 2015 par les syndicats. Et il est vrai que ce type de fraude, qui peut difficilement être contrôlée, est séduisante: un travailleur détaché peut rester 90 jours en Suisse contre cinq ans pour un frontalier 5 ans.

Cette affaire révèle ainsi une faille dans le système. La libre circulation ne permet pas un contrôle en amont des permis frontaliers. Le gouvernement neuchâtelois plaide aujourd’hui pour un renforcement des mesures d’accompagnement.

swissinfo.ch avec la RTS (Téléjournal du 04.09.2016)

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