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Les effectifs de l'industrie horlogère suisse sont en légère diminution, ce qui reflète le ralentissement économique constaté dans la branche (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

Les effectifs de l’industrie horlogère et microtechnique en Suisse ont accusé un léger recul l'année passée. Fin septembre 2015, ils s’établissaient à 58'798, soit une baisse de 314 postes par rapport à l’année précédente (-0,5%).

Cette légère contraction reflète le ralentissement économique constaté dans la branche, a indiqué mercredi la Convention patronale de la branche (CP) en publiant son recensement annuel. Malgré cette baisse, les effectifs atteignent le deuxième meilleur total depuis le milieu des années 1970. Par rapport à 2013, le nombre de travailleurs est en hausse de 1512 unités (+2,6%).

Représentant les trois quarts des effectifs totaux, le personnel de production est un véritable baromètre pour la branche. Touché par le ralentissement économique en 2015, il a enregistré une baisse de 1765 unités (-4%) et s'établit à 42'540. A l'inverse, le personnel administratif est en progression de 1534 unités (+11.9%) et passe à 14'415.

Cette augmentation est essentiellement due à des raisons techniques: le recensement de boutiques horlogères jusqu'ici non prises en compte et le fait que certaines entreprises recensent comme "personnel administratif" le management de production.

Dans les deux autres catégories, on enregistre une légère baisse pour le personnel de direction (1667 unités/-37) et pour le personnel à domicile (176 unités/-46). La part de cette dernière catégorie est extrêmement faible (0,3% du personnel horloger).

Genève passe la barre des 10'000

Le trio de tête des cantons horlogers, en termes d'effectifs, est toujours composé de Neuchâtel (14'944), Berne (11'770) et Genève (10'181). Ce dernier enregistre d'ailleurs une progression (+412/+4,2%) qui lui fait passer la barre des 10'000 personnes employées. Ce trio regroupe ainsi près des deux tiers des effectifs totaux.

Le tiers restant se répartit dans les cantons suivants: Jura (6649), Vaud (5880), Soleure (4065), Tessin (2276), Schaffhouse (850), Bâle-Campagne (786), Valais (660) et Fribourg (249).

Personnel de plus en plus qualifié

Deux tiers (66,5%) des travailleurs sont au bénéfice d'un diplôme de métier ou d'une formation supérieure, contre 65,2% en 2014. La part de personnel qualifié augmente année après année: il y a 20 ans, elle n'atteignait qu'un tiers. "Elle témoigne de la hausse constante des exigences qualitatives de la branche horlogère", explique la Convention patronale.

Le nombre d'apprentis est lui aussi en légère hausse: ils sont actuellement 1237 en entreprise (formation duale), représentant 2,2% des effectifs totaux. Cette augmentation devrait se confirmer à l'avenir grâce à des mesures appropriées, telles que la promotion de la formation duale, note la CP.

Davantage d'entreprises

Le nombre d'entreprises a aussi crû en une année: 709 contre 657. Ici aussi, cette progression est notamment due au recensement de boutiques horlogères non prises en compte jusqu'ici.

Par domaines d'activité, le produit terminé représente 18,5% des sociétés de la branche, alors que la sous-traitance atteint 40,6%. Cette dernière catégorie regroupe les entreprises actives dans la fabrication d'ébauches, de mouvements, de composants horlogers, la galvanoplastie, le polissage ou encore le décor.

Près d'un quart des entreprises proviennent de secteurs indirectement liés à l'horlogerie tels que la microtechnique ou la fabrication de machines.

CCT très étendue

Les entreprises soumises à la convention collective de travail (CCT) signée avec les syndicats du secteur sont largement majoritaires: elles représentant les trois quarts d'entre elles (510) et occupent 50'518 personnes.

Pas moins de 85,9% des travailleurs exerçaient donc dans une entreprise soumise à la CCT de la branche. L'horlogerie est ainsi un des secteurs les plus conventionnés du pays, note la CP.

sda-ats

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