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Electromobilité dans les airs Quand les moteurs fredonnent doucement

Zweisitzer-Flugzeug Magnus E-Fusion mit Elektro-Antrieb von Siemens

L’e-Fusion de Magnus équipé du moteur à propulsion électrique de Siemens réalise un vol quasiment silencieux au-dessus de l'aérodrome de Granges. 

(Keystone)

Peu de monde parle de l’aviation électrique et, pourtant, c’est un secteur qui se développe à toute vitesse. Pour la première fois en Europe, tout le gratin mondial de l’aviation électrique était réuni ce week-end à Granges, dans le canton de Soleure.

Des applaudissements accompagnent l’arrivée d’un petit avion. Le pilote Frank Anton, qui vient d’atterrir avec l’e-Fusion équipé du moteur à propulsion électrique de Siemens, n’avait jamais reçu un tel accueil. Le public et les photographes célèbrent l’engin tel une rockstar sur le tarmac.

Malgré la pluie, les autres petits avions présents dans le hangar et sur la piste ont également droit à beaucoup d’attention. Certains d’entre eux ont un aspect tout à fait normal. D’autres ressemblent à des planeurs ou à des avions ultra-légers. La plupart du temps, le pilote se trouve à proximité de son appareil pour répondre aux questions des curieux. Avec le Smartflyer ChallengeLien externe se déroulait le week-end dernier pour la première fois un meeting d’avions électriques ou hybrides en Europe.

«Nous avons pu faire venir à Granges pratiquement tout ce qui est disponible sur le marché – pas seulement en Europe, mais dans le monde entier. Toute la scène de l’aviation électrique est réunie ici», affirme Daniel Wenger, président du comité d’organisation de la manifestation, pilote au sein de la compagnie aérienne Swiss et instructeur de vol.

Plus efficace, plus écologique et silencieux

«Avec les avions électriques, nous pouvons réaliser de nouveaux concepts de propulsion plus légers. Cela nous donne également l’occasion de tester de nouvelles formes d’aérodynamisme et d’augmenter ainsi l’efficacité, tout en protégeant l’environnement et en réduisant les émissions sonores», explique Daniel Wenger.

Ce sont surtout de petites ou de micro-entreprises qui développent des moteurs électriques et les installent dans les avions. Mais les grandes entreprises ne sont pas en reste: Airbus et Siemens collaborent par exemple à la mise sur pied d’un système de propulsion électrique.

A quand des vols de ligne électriques?

Cependant, tous ces appareils sont conçus pour un maximum de deux personnes. Pour l’instant, faire voler de plus grands appareils reste encore dans le domaine de l’utopie. La puissance de la batterie est encore trop faible pour pouvoir lever de gros avions uniquement avec de l’électricité.

«La technologie hybride est en revanche bien plus avancée», relève Daniel Wenger. Airbus, par exemple, prévoit de développer d’ici 2030 des concepts hybrides qui puissent être utilisés pour des vols court-courriers et transporter jusqu’à près de 100 passagers.

Notre expert ne pense pas que l’électrification du trafic aérien conduira à une augmentation du trafic, comme c’est le cas avec les vélos électriques. «Le développement se fera de la même manière que pour l’industrie automobile. Les avions électriques ou hybrides remplaceront les appareils actuels dans un délai de 10 à 20 ans. Cela va donc prendre encore un peu de temps.»

Par ailleurs, la certification des avions et des pilotes n’a pas encore été réglée. L’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) ainsi que les pouvoirs législatifs sont désormais tenus de le faire.


Traduit de l'allemand par Samuel Jaberg, swissinfo.ch

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