Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Cette décision pourrait permettre à Recep Tayyip Erdogan d'affaiblir le HDP (archives).

KEYSTONE/AP Pool Presidential Press Service/MURAT CETINMUHURDAR

(sda-ats)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promulgué tard mardi une réforme constitutionnelle très controversée supprimant l'immunité pour les parlementaires. Cette décision expose des dizaines de députés prokurdes à des poursuites judiciaires.

Le Parlement turc a voté le 20 mai ce texte du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur, au pouvoir). Les élus du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde) y voient une manoeuvre du gouvernement pour l'évincer du Parlement, où il constitue actuellement la troisième force.

L'homme fort de Turquie accuse le HDP d'être la vitrine politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré par Ankara et bon nombre de pays comme une organisation terroriste

Le PKK a repris l'été dernier sa lutte armée contre le pouvoir central turc après une trêve de deux ans.

A ce jour, 138 députés sur 550, de tous les partis représentés au parlement sont exposés à des poursuites judiciaires sans leur immunité, dont 50 élus sur 59 du HDP. Selon les détracteurs du président, cette initiative, dénoncé autant en Turquie qu'à l'étranger, fait partie de sa stratégie pour exclure le HDP du parlement et renforcer l'AKP afin de pouvoir obtenir l'instauration du régime présidentiel qu'il réclame depuis longtemps.

ATS