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Exposition Charlie Chaplin en partance pour la Chine


Charlie Chaplin derrière la caméra

1918, Chaplin tourne "A Dog's Life". La richesse des collections de photos de l'Elysée a impressionné le fondateur du Yuz Museum.

(Roy Export, co-courtesy Musée de l'Elysée Lausanne)

A Shanghai, le Yuz Museum accueille une grande rétrospective sur la vie et l’œuvre de la star du tragi-comique. Photos, extraits de films et posters, en provenance du Musée de L’Elysée de Lausanne et de la Cinémathèque suisse, entre autres, sont réunis à cette occasion. Entretien avec la co-commissaire de l’exposition.

«Je voudrais savoir avec quel genre d'yeux il fallait regarder le monde pour le voir tel que l'a vu Chaplin.» De cette question posée autrefois par le cinéaste russe Sergueï Eisenstein, le Musée de l’Elysée à Lausanne a fait le thème de l’exposition Charlie Chaplin. A visionLien externe, qu’il organise et présente au Yuz MuseumLien externe à Shanghai.

Tatyana Franck, directrice du Musée de L’Elysée, raconte à swissinfo.ch la genèse de cette exposition. «Il y a trois ans, nous avons reçu la visite de Budi Tek, fondateur sino-indonésien du Yuz Museum, créé en 2014. Il découvrait alors les Archives Chaplin que nous détenons. Emballé par la richesse de notre fonds photographique, il nous a demandé de mettre sur pied une exposition pour son musée à Shanghai. C’est ainsi que tout a démarré».

Souhaitant valoriser le fonds Charlie Chaplin à l’international, Tatyana Franck, également co-commissaire de l’exposition, n’a pas hésité un instant à prêter main-forte à Budi Tek. «Si le Yuz Museum a fait appel à nous, c’est parce qu’il a confiance en notre savoir-faire et notre expertise, explique-t-elle. Vous savez, les musées suisses représentent à l’étranger un gage de qualité et de professionnalisme, qui fait briller notre vitrine».

Une immense star en Chine

Tatiana Franck se réjouit de faire découvrir ces photos à l'international.

(Anoush Abrar)

A Shanghai où elle s’est rendue pour présenter le projet avant sa mise sur pied, Tatyana Franck a rencontré une grande ferveur chez son auditoire. «Il faut se rappeler qu’en Chine Charlie Chaplin fut l’un des rares cinéastes occidentaux dont les films étaient projetés durant la Révolution culturelle.»

De ce temps-là date l’attachement oriental à Chaplin, figure universelle du rire et des larmes, certes, mais aussi reflet pour les Chinois de l’expression amoureuse. Car c’est à Canton que l’artiste séducteur épousa sa compagne de l’époque, l’actrice américaine Paulette Goddard.

Si à Shanghai le public connaît l’auteur du «Dictateur», il n’a encore jamais vu des photos qui retracent la vie intime et le parcours très riche de la star du comique. Quatre cents photographies donc seront exposées, dont la plupart constituent des œuvres vintage, réalisées entre autres par des artistes célèbres, comme Edward Steichen. A ces œuvres s’ajoutent des extraits de films de Chaplin ou des documentaires sur lui, empruntés à la Cineteca de Bologne, ainsi que des posters originaux provenant de la Cinémathèque suisse. A la clé, une grande rétrospective proposée en sept chapitres.

Défenseur de la dignité

«A travers toutes ces pièces, nous souhaitons montrer comment par son regard Chaplin a révolutionné l’univers du cinéma et comment la photo l’a aidé à devenir l’artiste le plus connu au monde», affirme Tatyana Franck.

Spécificité de cette exposition: elle ne sera pas présentée à Lausanne, mais à l’étranger seulement. Après Shanghai (du 8 juin au 7 octobre), il y aura donc Mexico City. Le lieu qui hébergera cette manifestation culturelle reste encore à déterminer. Deux autres villes sont également sur la liste de la tournée. «Mais tant que le projet n’est pas finalisé, je ne peux vous livrer aucun nom», regrette Tatyana Franck. 

Du public mexicain, elle dira néanmoins qu’il est aussi réceptif à Chaplin que le public chinois. «D’abord, parce qu’il y a au Mexique un enthousiasme très important pour le septième art; plusieurs cinéastes mexicains ont été honorés jusqu’ici par un Oscar, dont Guillermo del Toro cette année, rappelle-t-elle. Ensuite parce que là-bas les gens se montrent très attachés à la notion de dignité, que Chaplin a toujours défendue dans ses films».

swissinfo.ch

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