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Fabrication d’explosifs Les pharmaciens suisses alliés de la lutte antiterroriste



Les pharmaciens suisses ont été mis en état d'alerte pour détecter d'éventuels achats de produits suspects laissant penser à la préparation d'actes terroristes. 

Les pharmaciens suisses ont été mis en état d'alerte pour détecter d'éventuels achats de produits suspects laissant penser à la préparation d'actes terroristes. 

(Keystone)

Une circulaire de la police fédérale helvétique a été remise ces dernières semaines aux pharmaciens du pays les invitant à signaler d'éventuelles personnes suspectes achetant des produits pouvant servir à fabriquer des explosifs. En cas de soupçons, les apothicaires ne doivent surtout prendre aucun risque, mais noter mentalement le plus de détails possible sur leurs clients ou mettre en marche la caméra de surveillance.

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Diverses substances comme des solvants pour vernis à ongles, désinfectants, décolorants pour cheveux, acides, désherbants ou engrais peuvent servir à fabriquer de redoutables explosifs. Les ceintures explosives des auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris étaient constituées de peroxyde d'acétone, un explosif artisanal obtenu en mélangeant de l'acétone, de l'eau oxygénée et un acide (sulfurique, chlorhydrique ou nitrique).

Base légale en cours d'élaboration

Début septembre dernier, fedpol avait rencontré autour d'une table ronde les principaux acteurs des secteurs économiques utilisant de tels produits - drogueries, pharmacies ou hypermarchés de bricolage - afin d'en limiter l'accès. «La branche s’est montrée favorable à rendre ses membres attentifs aux risques posés par ces substances», a indiqué lundi Lulzana Musliu, porte-parole de fedpol, à swissinfo.ch.

En Suisse, à l'heure actuelle, ces substances se trouvent en vente libre et le risque que des criminels s'y approvisionnent est réel, selon fedpol. Dans l'Union européenne en effet, le problème a déjà été traité en 2014. Une réglementation prévoit trois mesures possibles pour la vente aux particuliers. La première permet l'interdiction de la vente, la deuxième demande un permis et la troisième prévoit l'enregistrement de la transaction. Début décembre, le Conseil fédéral a chargé le Département de justice et police de lui soumettre un projet de nouvelle loi d'ici fin 2017. 

swissinfo.ch/sj avec les agences et la RTS (Téléjournal du 05.02.2017)

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