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Face à l’afflux


La Suisse participe au programme européen de répartition des réfugiés


La Suisse va soulager l'Italie et la Grèce en accueillant jusqu'à 1500 requérants d'asile enregistrés dans ces pays. Le Conseil fédéral a aussi décidé vendredi de dégager 70 millions de francs de plus pour l'aide en Syrie, en Irak et dans la Corne de l'Afrique.

Une jeune Syrienne et son bébé, dans un camp de fortune en Jordanie. Malgré les arrivées présentées comme massives en Europe, ce sont toujours les pays voisins du conflit qui accueillent l'immense majorité des réfugiés. (Keystone)

Une jeune Syrienne et son bébé, dans un camp de fortune en Jordanie. Malgré les arrivées présentées comme massives en Europe, ce sont toujours les pays voisins du conflit qui accueillent l'immense majorité des réfugiés.

(Keystone)

«La Suisse participe au programme de répartition de 40’000 personnes à protéger adopté en juillet par l’Union européenne», annonce vendredi le gouvernement. Toutefois, précise-t-il, «la Suisse ne participera à ce programme qu’à la condition que les migrants soient enregistrés et identifiés correctement, dans le respect des engagements de Dublin».

Ce contingent de 1500 personnes fait partie du groupe de 3000 réfugiés que la Suisse s'était engagée à accueillir en mars. La différence, c’est que les nouveaux arrivés viendront de Grèce ou d’Italie et non plus seulement des camps du HCR dans les pays limitrophes des zones de conflit.

«Une clé de répartition est aussi dans notre intérêt» a dit la ministre de Justice et Police et présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga devant les médias à Berne. Pour elle, il s’agit aussi d’une question d’éthique. La Suisse veut apporter sa contribution à l’effort commun.

Jusqu’ici, a poursuivi la ministre socialiste, la Suisse n’a pas été touchée par les grands mouvements de réfugiés. La Confédération ne s’attend pas à une hausse forte et soudaine des arrivées de requérants, mais ne peut pas totalement l’exclure non plus. Pour autant, les contrôles systématiques aux frontières, voire la fermeture de celles-ci ne seraient ni utiles en pratique ni fondés en droit.

Depuis le début de l’année, près de 20'000 personnes ont déposé une demande d’asile en Suisse, ce qui est nettement moins que dans certains autres pays d’Europe. La Suisse fait néanmoins partie, avec l’Allemagne et la Suède, des pays qui accueillent le plus de réfugiés. La part de population étrangère (25%) y est aussi comparativement plus élevée.

70 millions de plus

Globalement, le Conseil fédéral n'augmente donc pas les quotas de migrants. Il estime plus judicieux d'augmenter l'aide sur place. Les 70 millions supplémentaires qu’il va débloquer permettront d'aider les pays d'accueil et d'améliorer les conditions de vie dans les camps de réfugiés. Ainsi, on compte dissuader les réfugiés de quitter ces terres d'accueil.

L'aide financière suisse à la Syrie, au Liban, à la Jordanie et à l'Irak s'élève à 198 millions de francs depuis le début de la crise en 2011.

swissinfo.ch et les agences

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