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Le président catalan Carles Puigdemont a annoncé qu'il repoussait son intervention devant le Parlement catalan, initialement prévue pour lundi (archives).

KEYSTONE/AP/FELIPE DANA

(sda-ats)

Des premiers gestes qui pourraient faciliter un dialogue entre Barcelone et Madrid sont apparus vendredi. A trois jours de la date initialement envisagée par la Catalogne pour une déclaration unilatérale d'indépendance qui fait trembler l'Europe.

A la mi-journée, alors que le chef du gouvernement Mariano Rajoy réunissait son conseil des ministres, le président catalan Carles Puigdemont a annoncé qu'il repoussait son intervention devant le Parlement catalan, initialement prévue pour lundi. Les séparatistes envisageaient une déclaration d'indépendance unilatérale au cours de cette séance.

Cette annonce de M. Puigdemont pourrait être interprétée comme un geste, puisqu'il ne cherche pas à tout prix à maintenir la séance de lundi en dépit de son interdiction par la Cour constitutionnelle. Elle pourrait aussi viser à gagner du temps, en raison de divisions dans son camp.

Elle intervient après des déclarations du responsable des Entreprises au sein du gouvernement catalan, Santi Vila, réputé proche du président régional, où il réclame "un cessez-le-feu" symbolique au gouvernement. "Cela signifie que dans les prochaines heures et jours, nous ne prenions pas des décisions qui pourraient être irréparables", a-t-il expliqué.

Impasse totale

Puis, à l'attention des indépendantistes, il a appelé à "réfléchir et savoir clairement si la précipitation ne risque pas d'abîmer le rêve et de gâcher un projet (d'indépendance) n'ayant jamais été si proche". Ces déclarations se produisent alors que les tensions entre Madrid et Barcelone ont plongé l'Espagne dans sa plus grave crise politique depuis son retour à la démocratie en 1977.

L'impasse semble pour l'instant totale et Madrid écarte toute possibilité de médiation. "Pour dialoguer, il faut rester dans la légalité", a déclaré jeudi M. Rajoy. Une position rappelée vendredi par le porte-parole du gouvernement Inigo Mendez de Vigo.

L'instabilité dans cette région alarme les Espagnols, mais aussi l'Europe. Une déclaration d'indépendance "serait une folie", a estimé l'ancien Premier ministre français Manuel Valls, originaire de Barcelone, ajoutant que cette démarche ouvrirait une "boîte de Pandore" des projets séparatistes en Europe.

Résultats définitifs

Le gouvernement catalan a affirmé vendredi que le "oui" à l'indépendance l'avait emporté avec 90,18% des suffrages, selon les résultats définitifs transmis vendredi au parlement régional.

Selon ce décompte, le "oui" à l'indépendance a obtenu 2,044 millions de voix, le "non" 177'000 (7,83%). Le taux de participation a atteint 43,03%. Une fois que ces résultats auront été officiellement proclamés, la loi de référendum donne 48 heures pour que la déclaration formelle d'indépendance soit émise depuis le parlement catalan.

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ATS