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Jeux olympiques, Rio 2016


La Suisse veut améliorer son image au Brésil


Par Ulrich Achermann, SRF, Rio de Janeiro


Une petite Suisse a ouvert ses portes à Rio.  (House of Switzerland)

Une petite Suisse a ouvert ses portes à Rio. 

(House of Switzerland)

Beaucoup de Brésiliens connaissent la Suisse comme le lieu où les politiciens corrompus cachent leur argent sale. Présence Suisse veut corriger cette image – grâce à la Maison suisse, qui a été ouverte à Rio de Janeiro peu avant le début des Jeux olympiques d’été.

La Maison Suisse n’est pas une petite maison, mais un village sur l’eau, le lieu qui accueille les compétitions olympiques d’aviron. Le 1er Août, jour d’ouverture officielle, dans le brouhaha ambiant, on entendait parler portugais, anglais et quelques bribes de suisse allemand. Des milliers de Brésiliens curieux ont commencé leur exploration de cette mini-Suisse.

Un début réussi pour le directeur de Présence Suisse Nicolas Bideau, qui espère attirer quelque 450'000 visiteurs en sept semaines dans la Maison Suisse.

Réalité virtuelle et patinoire

Le village suisse a mis sur pied une offre assez large. Avec des lunettes de réalité virtuelle, petits et grands peuvent visiter le Jungfraujoch en train à crémaillère. Chacun peut aussi repartir avec sa photo finish sur une piste de course à pied, ou suivre une leçon autour de la culture de légumes en milieu urbain.

Toutefois, c’est une patinoire synthétique qui attire le plus de visiteurs. Nicolas Bideau explique que la Suisse a consenti à cet investissement, car elle a un important retard à combler. «Avant la Coupe du monde de football, nous avions réalisé une étude sur la perception de la Suisse, et elle était quasiment nulle.»

Nicolas Bideau s'est aussi exprimé en direct de Rio sur les ondes de la RTS:

Connexion avec l’argent sale

Avec plus de 200 millions d’habitants, le Brésil est un marché intéressant. Dans les larges couches de la population qui ne lisent pas les nouvelles, la Suisse est pratiquement inconnue, alors que les Brésiliens un peu informés font souvent le lien entre la Suisse et l’argent sale.

Il n’a pas fallu longtemps à Ricardo Resende, qui visitait la Maison Suisse avec son fils, pour déclarer: «La Suisse est connue pour ses banques, dans lesquelles beaucoup de personnes déposent leur argent – entre autres les politiciens brésiliens corrompus.» Il est donc compréhensible que la Suisse veuille tenter d’améliorer son image au Brésil. Au lieu d’évoquer l’argent sale et la corruption, la Suisse devrait évoquer quelque chose en lien avec des thèmes comme la technologie ou la recherche. 

swissinfo.ch, SRF et la RTS

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