L'Université de Berne veut former des aumôniers musulmans

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Les cours permettront d'une part aux autorités de connaître le contenu des prêches des imams dans les prisons, ce qu'elles ignorent pour l'heure (image symbolique).

KEYSTONE/PETER KLAUNZER

(sda-ats)

La Suisse a besoin d'aumôniers bien formés d'autres confessions que chrétiennes. Forte de ce constat, l'Université de Berne ouvre l'été prochain sa formation continue en aumônerie, notamment aux musulmans.

Le besoin est particulièrement fort dans les institutions sensibles comme dans les domaines de l'asile, dans les hôpitaux ou les prisons, explique la professeure en psychologie des religions, présidente de la formation continue, Isabelle Noth, dans un entretien avec Le Temps, publié jeudi.

Les cours permettront d'une part aux autorités de connaître le contenu des prêches des imams dans les prisons, ce qu'elles ignorent pour l'heure, soutient la professeure. Or le risque de prosélytisme doit faire l'objet d'une attention particulière dans ces institutions. D'autre part, ils permettront aux responsables religieux de mieux discerner des signes éventuels de radicalisation, ajoute-t-elle.

Les candidats à ces cours seront évalués, afin que "l'aumônerie ne serve pas d'instrument de chasse aux islamistes", complète Isabelle Noth. "Chaque religion développe son approche mais l'aumônerie, qu'elle soit chrétienne, musulmane ou bouddhiste, répond aux mêmes demandes de base", conclut celle qui affirme recevoir constamment des demandes de la part d'institutions concernées "qui réclament une meilleure formation des responsables religieux en milieu institutionnel".

ATS

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