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La Banque nationale suisse table sur une poursuite de la reprise en Suisse (archives).

KEYSTONE/PETER SCHNEIDER

(sda-ats)

Plus optimiste, la Banque nationale suisse (BNS) rehausse sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) à environ 1,5% en 2016, contre une fourchette entre 1% et 1,5% jusqu'ici. Elle maintient le régime de crise actuel, sans toucher aux taux de référence.

La BNS escompte toujours une croissance modérée de l'économie globale au cours des prochains trimestres, indique jeudi l'institution monétaire. Mais les incertitudes liées au Brexit l'ont poussée à revoir à la baisse ses propres estimations pour le Royaume-Uni et la zone euro.

La Suisse, elle, a affiché au deuxième trimestre un taux de croissance estimé à 2,5% sur une base annualisée, signalant un redressement un peu plus marqué depuis mi-2015, relève la BNS dans son examen de la situation économique et monétaire. La banque centrale table sur une poursuite de cette reprise, moins soutenue dans la seconde moitié de l'année à cause de l'Europe.

Dans le sillage de la Banque centrale européenne (BCE) la semaine passée, l'institution monétaire helvétique poursuit sa politique expansionniste. Le franc reste nettement surévalué et l'institut d'émission se redit prêt à intervenir sur le marché des changes pour réduire la pression.

La marge de fluctuation du Libor à trois mois reste par conséquent comprise entre -1,25% et -0,25%. Le taux d'intérêt appliqué aux avoirs à vue détenus auprès de la BNS demeure à −0,75%.

Prévisions abaissées

Au vu des perspectives un peu moins favorables pour l'économie mondiale et leur impact sur le renchérissement en Suisse, la BNS a retouché un peu à la baisse sa prévision d'inflation conditionnelle. Pour 2016, elle maintient un taux de -0,4%. Pour 2017, l'estimation s'inscrit 0,2% contre 0,3% en juin. Pour 2018, elle est abaissée de 0,9% à 0,6%.

Les anticipations de croissance des autres prévisionnistes restent en ligne avec celles de la BNS. Le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO) attend une progression du PIB cette année de 1,4%, le centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'EPFZ mise sur +1%, BAKBASEL sur +1,6% et l'OCDE sur +1,2%. Credit Suisse calcule une hausse de 1% en 2016. UBS est un plus pessimiste avec 0,9%.

sda-ats

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