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Novartis fait partie des plus gros perdants lundi à la Bourse suisse (-1,3%) (archives).

KEYSTONE/AP/AHN YOUNG-JOON

(sda-ats)

La Bourse suisse a encore terminé nettement dans le rouge lundi, sur la lancée négative de vendredi. L'ambiance n'était pourtant pas mauvaise, ont commenté des courtiers. Simplement, on a manqué d'impulsion.

Le recul de Novartis et celui des valeurs des deux grandes banques ont pesé sur l'indice, alors que le début de séance positif à Wall Street n'a pas influencé les cours.

Dans cet environnement, le SMI a terminé en recul de 0,69% à 7849,86 points. Le SLI a perdu 0,64% à 1240,29 points et le SPI 0,64% à 8592,56 points. Sur les trente "blue chips", seuls quatre ont fini en vert.

Un rallye de fin d'année reste cependant possible. Il faudra pour cela que le président élu Donald Trump fasse la clarté sur sa future politique et il faudra aussi de bonnes données conjoncturelles. Le référendum constitutionnel en Italie début décembre représente en outre une source de risque.

Par ailleurs, les prix du pétrole brut étaient en hausse à New York, dopés par les espoirs grandissants de voir l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) parvenir à un accord sur la production.

Novartis parmi les perdants

Novartis (-1,3%) fait partie des plus gros perdants du jour. Le groupe bâlois prévoit de mettre jusqu'à 665 millions de dollars (671 millions de francs) sur la table pour acquérir l'américain Selexys Pharmaceuticals. La décision fait suite aux résultats obtenus en étude clinique de phase II avec le traitement expérimental Selg1, démontrant une réduction des douleurs vaso-occlusives chez les patients atteints de drépanocytose. Roche (-0,5%) a nettement mieux résisté.

Actelion (-1,6%) avait très nettement progressé la semaine passée et on a assisté en partie à des prises de bénéfices, selon les courtiers.

Sans information spécifique, Galenica (-1,4%) a également nettement fléchi. Les courtiers relèvent que l'incertitude continue de régner à propos de la vente de la participation de 21% détenue par Sprint. Depuis le recul du cours de cette année, l'action du groupe bernois est à nouveau attractive.

Aux bancaires, UBS a perdu 1,4% et Credit Suisse (CS) 1,2%. Bernstein a relevé l'objectif de cours des actions CS et UBS, mais a confirmé "underperform" pour les deux titres. CS a par ailleurs lancé lundi matin sa nouvelle filiale suisse, Credit Suisse (Suisse) SA. Julius Baer a cédé 1%.

Adecco a le sourire

Dans le camp des gagnants, Adecco (+1,5%) a fait la course en tête. HSBC a relevé sa recommandation à "buy" de "hold" et nettement augmenté l'objectif de cours. Le marché britannique de l'emploi s'est révélé plus résistant que prévu après le Brexit et ce dernier n'a pour le moment pas eu de conséquence sur les marchés européens de l'emploi.

SGS (+0,3%) a annoncé une expansion de ses activités dans l'homologation de véhicules aux Etats-Unis. Dufry (+0,5%) et Givaudan (+0,1%) complètent le quartet des gagnants.

Sur le marché élargi, les industrielles Feintool (-5,2%), Kardex (-3,5%), Meyer Burger (-2,8%) et Dätwyler (-2,7%) ont fortement reculé. La financière Leonteq a encore chuté de 3,8%. .

Leclanché (+4,6%) a conclu un accord avec le chinois Narada Power. Le groupe de Hangzhou investira dans le capital de la société yverdonnoise, tandis que ce dernier accorde une licence pour ses technologies lithium-ion à son nouveau partenaire industriel.

sda-ats

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