Toute l'actu en bref

La Bourse suisse a clôturé en recul lundi (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

La Bourse suisse a ouvert la semaine en nette baisse. L'indice SMI des valeurs vedettes a reculé de 1,10% à 8000,96 points.

Les spécialistes peinent à expliquer ce sursaut de prudence de la part des investisseurs. L'indice vedette devrait continuer à évoluer entre 8000 et 8300 points jusqu'aux élections américaines, affirment-ils toutefois.

A en croire certains spécialistes, la période qui nous sépare de la présidentielle américaine continuera d'être marquée par une très forte nervosité et une volatilité élevée. Les marchés suivent également avec grande attention les signaux envoyés par la Réserve fédérale américaine (Fed), afin de prédire quand la banque centrale décidera de relever ses taux directeurs.

Des données en provenance des Etats-Unis ont ponctué l'après-midi. La production industrielle a progressé moins que prévu en septembre et le chiffre du mois d'août a été révisé en baisse. L'activité manufacturière dans la région de New York est restée dans le rouge en octobre. La Fed de New York juge toutefois que les perspectives d'amélioration sont bonnes.

Le Swiss Leader Index (SLI) s'est étiolé de 1,03% à 1228,72 points et le SPI a reculé de 1,06% à 8743,13 points. Parmi les trente valeurs vedettes, seul Clariant a sauvé les meubles.

Bouillon pour les horlogers

Les groupes horlogers Richemont (-3,5%) et Swatch (-3,4%) ont pris le bouillon. Il semblent être victimes de prises de bénéfices après les gains de la semaine dernière. Les deux titres avaient effectué une remontée à deux chiffres de pourcentage.

Certaines cycliques subissaient également le désamour des investisseurs, en témoignent les contre-performances de Dufry (-2,9%) et Aryzta (-2,2%). D'autres, comme ABB, Schindler (-0,3% chacune), Sika, SGS, LafargeHolcim et Geberit (-0,4% pour toutes), ont fait mieux que l'indice-phare de la Bourse suisse.

Les poids lourds défensifs ont contribué aux pertes du SMI. Roche (-1,3%), Novartis (-1,2%) et Nestlé (-1,1%) ont terminé dans un mouchoir de poche. Dans le secteur de la santé, le titre Galenica (-1,2%) a perdu des plumes, alors que Sonova (-1%) s'en est mieux tiré.

Les bancaires UBS (-1%) et Credit Suisse (-0,8%) ont également limité la casse au regard du marché d'ensemble, contrairement à Julius Baer (-1,2%). L'industrie bancaire européenne est toujours en proie aux craintes liées à Deutsche Bank. Selon des informations parues ce weekend, les discussions entre les autorités américaines et le mastodonte allemand tournent à plein régime pour régler l'affaire des subprimes.

Syngenta (-0,4%) a subi une nouvelle fois des pertes après une volée de rumeurs et d'échos de presse la semaine dernière sur son repreneur étatique chinois. Un journal spécialisé a estimé que ChemChina pourrait ne pas disposer de tous les fonds nécessaires pour une reprise de l'agrochimiste. Deux grandes agences ont enchaîné en évoquant une éventuelle fusion du conglomérat avec un compatriote, Sinochem, dont les retombées éventuelles pour Syngenta demeurent largement inconnues.

Clariant faisait figure de miraculé avec un modeste gain de 0,2%.

sda-ats

 Toute l'actu en bref