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La commune argovienne Oberwil-Lieli accueillera finalement cinq requérants d'asile (archives).

Keystone/ALEXANDRA WEY

(sda-ats)

Après une longue résistance, la commune argovienne d'Oberwil-Lieli a finalement décidé d'accepter des requérants d'asile sur son territoire. La population en a été informée vendredi soir lors de l'assemblée communale.

Le conseil communal a décidé de fournir à une famille syrienne chrétienne de cinq personnes, qui a été acceptée provisoirement en Suisse, un logement à partir de janvier. L'endroit de son établissement n'est pour l'heure pas encore défini.

Le conseil avait demandé à la population d'annoncer ses logements libres. Et jusqu'à présent l'appel est resté sans réponse, a expliqué la secrétaire communale. Oberwil-Lieli possède bien un appartement, mais celui-ci ne sera pas libre avant juillet.

Avec l'accueil de ces cinq requérants, la commune argovienne de 2200 habitants ne remplit que la moitié du quota attribué par le canton. Les autres demandeurs d'asile dont Oberwil-Lieli doit se charger devraient être installés dans une autre commune, non loin, selon un accord entre les deux agglomérations, a également indiqué le Conseil vendredi.

Les habitants n'ont pas objecté à ces deux annonces. Ils ont également accepté une donation de la commune d'un montant de 50'000 francs à une organisation privée qui aide des réfugiés en Grèce et en Turquie.

Le maire d'Oberwil-Lieli, le conseiller national UDC Andreas Glarner, en charge de la politique d'asile dans son parti, a visité deux camps de réfugiés en Grèce en juillet pour se rendre compte de la misère des réfugiés sur place.

Libérer la commune

Avant la décision de vendredi soir, la commune s'était refusée pendant des mois à accueillir son quota de requérants d'asile, suscitant la curiosité des médias internationaux. Même la hausse conséquente de la somme à payer au canton pour s'affranchir de son devoir d'accueil n'a pas réussi à faire changer d'avis la commune.

En juin, l'assemblée communale avait accepté à la demande du conseil communal d'inclure dans le budget 2016 la somme de 290'000 francs, afin de libérer la commune de son devoir d'accueillir des requérants. Parallèlement, le conseil municipal a été chargé d'examiner si néanmoins des demandeurs d'asile pouvaient éventuellement être pris en charge.

sda-ats

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