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La FIFA en congrès extraordinaire


Le Suisse Gianni Infantino est le nouveau patron du foot mondial


Par swissinfo.ch avec les agences



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Gianni Infantino sera le troisième Suisse à présider la Fifa. (Keystone)

Gianni Infantino sera le troisième Suisse à présider la Fifa.

(Keystone)

Gianni Infantino est le nouveau président de la Fifa. Au Congrès de Zurich, le Valaisan de 45 ans a obtenu 115 voix au 2e tour, devant le cheikh bahreïni Salman (88) et le prince jordanien Ali (4). Le Français Jérôme Champagne n'a reçu aucune voix et le Sud-Africain Tokyo Sexwale s'était retiré de la course avant l'élection.

Infantino est le troisième président suisse de la FIFA, après Joseph Blatter, en fonction de 1998 à décembre dernier, et Ernst Thommen, lequel avait assuré un intérim de six mois en 1961 après le décès du Britannique Arthur Drewry.

«Chers amis, comment vous dire, comment exprimer ce que je ressens en ce moment?, a commencé par demander le Valaisan à la tribune du Hallenstadion. J'ai effectué un périple exceptionnel qui m'a permis de rencontrer des gens fantastiques qui respirent le football et méritent une Fifa respectée».

Celui qui était jusque-là secrétaire général de l'UEFA a ensuite donné le ton de sa présidence. «Je serai votre président à tous, le président des 209 fédérations. Je veux travailler avec vous tous afin de restaurer l'image, afin de reconstruire une FIFA dont le cœur sera le football. Nous avons passé des moments durs, traversé des crises, mais c'est fini!»

Gianni Infantino, qui n'était au départ qu'un candidat de substitution que l'UEFA a lancé dans la course après la suspension de son président Michel Platini, succède donc à Sepp Blatter, lui aussi suspendu. Un Viégeois s'en va, un Briguois arrive: quelle vitrine que la plus grande et plus cosmopolite des fédérations sportives au monde pour le Haut-Valais!

«Nous devons aller de l'avant, nous devons appliquer une bonne gouvernance et de la transparence. Et nous regagnerons le respect par le travail pour de nouveau nous concentrer sur ce magnifique jeu».

En route pour les réformes

Avant l'élection du président, le Congrès de la Fifa avait adopté les réformes proposées par la commission ad hoc et son président François Carrard - ancien directeur général du CIO, où il avait déjà fait le ménage en son temps.

Concrètement, le nombre de mandats de quatre ans sera limité à trois pour les dirigeants, qui devront publier leurs revenus. Un nouveau secrétariat général, instance de direction de la FIFA, aura en charge la gestion de tous les aspects financiers que doit traiter la Fédération. Le conseil de 36 membres, dont au moins six femmes, élus par les fédérations nationales, concentrera lui sa mission sur les questions politiques et stratégiques.

L'instance dirigeante du sport le plus populaire au monde cherche à rétablir sa réputation, entachée depuis mai dernier par la révélation d'une vaste affaire de corruption. La justice américaine et la justice suisse ont lancé des poursuites contre plusieurs dizaines de dirigeants du football, dont certains anciens présidents de fédérations nationales et continentales, et contre des dirigeants de sociétés liées à la commercialisation et à la promotion du football pour versement de pots-de-vin estimés à plus de 150 millions de dollars.

Sans Blatter ni Platini

Sepp Blatter espérait participer au Congrès mais une décision de la commission de recours de la FIFA est venue confirmer sa suspension, raccourcie à six ans au lieu de huit, comme celle du Français Michel Platini.

L'ex-président de l'UEFA avait prévu d'être candidat à la succession du Suisse jusqu'à ce que sa suspension, lui interdisant toute activité dans le football au niveau national et international, anéantisse ses espoirs.

Blatter, qui est âgé de 79 ans, et Platini, de 60 ans, ont été tous deux suspendus le 8 octobre dernier par la commission d'éthique en raison de doutes sur la légalité d'un versement de deux millions de francs suisses du premier au second en 2011, pour une mission effectuée entre 1998 et 2002.

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