Toute l'actu en bref

Les peshmergas kurdes participent à l'offensive sur Mossou.

KEYSTONE/EPA/AHMED JALIL

(sda-ats)

Les milliers de combattants irakiens mobilisés pour reprendre Mossoul au groupe Etat islamique (EI) gagnaient du terrain mardi. Mais l'offensive d'une ampleur sans précédent fait craindre un exode de civils.

"De nombreux villages ont été libérés", a affirmé Sabah al-Numan, le porte-parole des services de contre-terrorisme irakien, une des unités d'élite mobilisées. "Nous avons atteint nos premiers objectifs et même davantage, mais nous restons prudents."

Les forces irakiennes avancent en convois de véhicules blindés et sont appuyées par des bombardements aériens de la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Elles progressent sur deux axes: depuis Qayyarah, au sud de Mossoul, et depuis Khazir, à l'est.

Des forces spéciales américaines, britanniques et françaises sont aussi sur le terrain dans un rôle de conseil. La coalition a affirmé que 52 cibles avaient été détruites par ses avions lundi, au premier jour de l'offensive.

Un million de civils

Des commandants irakiens ont indiqué que les combattants de l'EI ripostaient avec des attentats-suicide, mais que l'offensive se déroulait comme prévu. A Mossoul, entre 3000 et 4500 djihadistes lourdement armés seraient encore retranchés, mais ce chiffre reste difficilement vérifiable.

Barak Obama a précisé qu'il reste "encore peut-être un million d'habitants à Mossoul. En plus de faire disparaître l'EI, nous nous concentrons sur la sécurité et l'aide humanitaire pour les civils qui échappent aux combats, une priorité absolue pour nos deux gouvernements (irakien et américain)".

M. Le Drian a rappelé qu'il réunirait 12 homologues de la coalition le 25 octobre prochain à Paris pour "faire un point sur le déroulé des opérations" à Mossoul. En attendant, la France et l'Irak organisent ce jeudi à Paris une réunion ministérielle avec une vingtaine de pays pour "préparer l'avenir politique de Mossoul".

sda-ats

 Toute l'actu en bref