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Des enfants syriens jouent pendant la période de trêve (archives).

KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA

(sda-ats)

La fragile trêve des combats en Syrie a été prolongée de 48 heures par les Américains et les Russes. Mais l'aide humanitaire promise et tant attendue n'a toujours pas été distribuée.

La situation restait globalement calme jeudi matin pour le troisième jours consécutif, confirmant la nette décrue de la violence depuis l'entrée en vigueur de la cessation des hostilités lundi soir. Mais, dans la partie rebelle de la ville d'Alep (nord), principale concernée par l'accord, l'impatience croît chez les 250'000 habitants qui y sont assiégés depuis deux mois et qui manquent de tout.

A l'issue d'une première phase de 48 heures de cessation des hostilités, qui a expiré mercredi à 19h00 (18h00 en Suisse), le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov se sont mis d'accord pour la renouveler, comme le préconise l'accord qu'ils ont négocié.

Ils "sont tombés d'accord pour une extension de la cessation des hostilités pour une nouvelle phase de 48 heures", a indiqué Mark Toner, un porte-parole du Département d'Etat.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), "aucun mort parmi les civils ou les combattants n'étaient à déplorer depuis lundi" dans les zones concernées par la trêve, c'est-à-dire excluant celles où sont actifs les groupes djihadistes.

Aide bloquée

Mais l'aide humanitaire, autre point-clé de l'accord, n'était toujours pas au rendez-vous pour les centaines de milliers de civils assiégés dans une vingtaine de villes et de localités, notamment par les forces du régime.

A Alep, ce ravitaillement doit transiter via la route du Castello, un axe du nord de la ville qui doit être "démilitarisé" avant tout passage de convois.

Or jeudi matin, l'armée syrienne se trouvait toujours sur cette route alors que, selon les Russes, elle aurait dû s'en retirer à 09h00 locales (08h00 en Suisse).

Moscou, allié du régime, avait toutefois prévenu que des obus de mortier lancés par les rebelles sur la route de Castello faisaient peser une menace sur le retrait des troupes" syriennes.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé Washington et Moscou à contribuer à débloquer la livraison de l'aide humanitaire. Selon lui, 20 camions transportant de l'aide restaient bloqués à la frontière turco-syrienne, la situation sécuritaire ne permettant pas au convoi de la traverser.

sda-ats

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