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Le droit humanitaire reste au coeur de la diplomatie suisse


Pour le gouvernement, la défense du droit humanitaire reste au centre de la politique étrangère de la Suisse et l'ONU représente une enceinte privilégiée pour son engagement en faveur de la paix.

Quatre rapports publiés vendredi traitent notamment les activités de la Suisse au Conseil de l'Europe, les relations avec l'ONU et la gestion des conflits.

Certaines de ces analyses, notamment sur la question de la neutralité, avaient été souhaitées par le gouvernement dans la foulée du conflit de l'été dernier entre Israël et le Hezbollah libanais et des violents combats dans la bande de Gaza entre l'Etat hébreu et les activistes palestiniens.

Selon les conclusions, l'engagement humanitaire de la Suisse et ses efforts en matière de bons offices ne sont pas freinés par la neutralité, bien au contraire.

Au Proche-Orient, le DFAE a systématiquement examiné son engagement sous l'angle du droit international humanitaire, dont il a réclamé le respect par toutes les parties.

Ne pas toucher aux Conventions de Genève

Le département de Micheline Calmy-Rey a ainsi condamné les violations graves du droit humanitaire telles que les attaques contre des civils israéliens par la milice chiite libanaise ou par les groupes palestiniens, mais aussi la riposte «disproportionnée» de l'armée israélienne.

Le droit international revêtant une «importance capitale», la Suisse voit d'un mauvais œil une éventuelle révision des Conventions de Genève, dont elle est dépositaire, pour tenir compte de la guerre contre le terrorisme lancée par les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001.

Pour Berne, l'ouverture de négociations à ce sujet comporte le risque que des Etats profitent de l'occasion pour affaiblir leurs devoirs. La controverse sur les «combattants ennemis illégaux» détenus à Guantanamo, auxquels Washington nie les droits découlant des Conventions de Genève, illustre ce risque de manière flagrante, souligne le rapport.

Une «tribune unique»

L'un des textes présentés vendredi aborde par ailleurs une éventuelle candidature de la Suisse au Conseil de sécurité de l'ONU. Une hypothèse qui ne doit «pas d'emblée être écartée», alors que son évocation par Micheline Calmy-Rey avait suscité des critiques dans le camp bourgeois.

Cet organe, en particulier la présidence offerte à tour de rôle à chacun des membres, représente une «tribune unique» pour mettre l'accent sur des thèmes qui leur tiennent particulièrement à cœur, affirme le rapport.

La Suisse pourrait par exemple s'engager en faveur de la transparence des travaux du Conseil de sécurité. Elle pourrait aussi exercer une influence directe sur des décisions concernant les opérations de maintien de la paix ou les sanctions économiques.

Musique d'avenir

S'agissant d'un éventuel conflit avec la neutralité, le rapport souligne que d'autres pays neutres ont déjà siégé au Conseil de sécurité, comme l'Autriche, la Suède, la Finlande ou encore l'Irlande.

En cas de vote délicat, la Suisse aurait en outre toujours la possibilité de s'abstenir. Le rapport note également que les mesures décidées en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations unies engagent tous les pays de l'ONU, qu'ils soient membres ou pas du Conseil.

Ce scénario reste de toute manière de la musique d'avenir: il faut en effet compter au moins quinze ans entre le lancement d'une candidature et l'entrée effective au Conseil de sécurité.

Relations économiques

Au niveau de l'économie, le gouvernement poursuit sa stratégique consistant à développer les relations avec les puissances économiques émergentes. Le gouvernement compte surtout sur des relations plus étroites avec le Brésil, un pays qui, à ses yeux, présente un «potentiel important».

Pour l'heure, il n'existe ni accord de double-imposition ni accord de protection des investissements entre les deux pays.

L'Inde, où la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey se rendra à l'automne, représente un autre pays prioritaire pour la Suisse. Outre l'Inde et le Brésil, la politique extérieures suisse met également l'accent sur les pays qui sont aujourd'hui déjà des puissances économiques: les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Japon et l'Afrique du Sud.

swissinfo et les agences

Politique active

Partisane d'une «politique étrangère active», la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey, qui avait en quelque semaines l'an dernier critiqué l'intervention israélienne au Liban et lancé l'idée d'une candidature helvétique pour un siège au Conseil de sécurité des nations unies.

L'actuelle présidente de la Confédération avait estimé qu'en tant qu'Etat dépositaire des Conventions de Genève, la Suisse avait le devoir de dénoncer les atteintes portées aux principes fondamentaux.

Ces positions très marquées, et notamment ses déclarations sur l'intervention militaire israélienne et le siège au Conseil de sécurité avaient suscité des vives réactions et le camp bourgeois.



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