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Le secteur du luxe a progressé au niveau global dans le monde malgré la contraction subie dans l'horlogerie (archives).

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Le marché du luxe au sens large a crû de 4% au niveau mondial en 2016 à 1080 milliards d'euros (1150 milliards de francs). Les seuls secteurs de la maroquinerie, de la mode, de l'horlogerie, de la joaillerie et des cosmétiques affichent en revanche un recul de 1%.

Ces cinq domaines ont vu leur chiffre diminuer de près de 1% par rapport à 2015 pour s'inscrire à 249 milliards d'euros, indique une récente étude réalisée par Bain & Company réalisée pour la fédération italienne des entreprises de luxe Altagamma.

Ce montant est toutefois à relativiser. Il ne reflète pas la bonne tenue des poids lourds du luxe comme les groupes français LVMH, Hermès ou Kering qui ont publié de très bons résultats. Pourtant, la baisse en 2016 trouve des explications: à Paris ou à Londres, la clientèle chinoise et celle du Moyen-Orient a moins dépensé.

La seule horlogerie présente pour sa part une contraction de 8% en 2016, confirmant la tendance constatée pour les montres suisses pour l'exercice concerné (-10% à l'exportation). Pour mémoire, les garde-temps suisses constituent seulement 3% environ de la production mondiale de la branche.

Haut niveau de maturité

Au sens large, le secteur du luxe a donc progressé de 4% sur le plan mondial, porté par la croissance de l'industrie automobile. Le fait que les gens accordent de plus en plus d'importance aux expériences a également soutenu la croissance des dépenses notamment pour les voyages et les hôtels.

En revanche, les revenus tirés des biens de luxe ont stagné en 2016. L'étude souligne par ailleurs que 7% des revenus ont été enregistrés grâce au commerce en ligne, et placent, en termes de recettes, ce canal en troisième "marché" global, après les Etats-Unis et le Japon.

Concernant les secteurs, l'industrie automobile de luxe a gagné 8% en 2016. Dans le futur, les entreprises de secteur qui développeront une approche "omnicanal" (tous les canaux) devraient continuer à croître, prédisent les auteurs de l'étude "Worldwide luxury market monitor".

"Le marché des biens de luxe a atteint un haut niveau de maturité", a relevé le spécialiste et partenaire de Bain, Serge Hoffmann cité dans le communiqué. Les producteurs doivent se différencier nettement afin de continuer à se développer avec succès. L'étude met aussi en exergue qu'il y a des signes de polarisation des marchés.

En Europe, particulièrement en France, les attaques terroristes ont pesé sur le luxe, notamment à cause du repli du tourisme. L'attentat à Berlin juste avant Noël n'a rien arrangé. Les clients locaux ont pour leur part davantage acheté permettant une croissance de 1% hors effets de change.

Recul des Etats-Unis

La Chine s'est mieux en revanche développée que le reste du secteur, en raison de la croissance de la consommation dans le pays. Cette progression n'a cependant pas compensé le repli des dépenses des Chinois dans les autres pays.

La clientèle de l'empire du Milieu a représenté en 2016 quelque 30% des revenus totaux, contre 31% il y a un an encore. Les Etats-Unis ont aussi perdu du terrain, en partie en raison de l'appréciation du dollar, du repli du nombre des touristes, relève l'étude.

L'étude se base sur des données collectées auprès de 250 entreprises dans le monde.

ATS