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Les nouveaux héros de la nation

Toiut un pays célèbre le triomphe des moins de 17 ans.

(swissinfo.ch)

Pour la première fois dans l'histoire, des Suisses sont champions du monde de football. Ils ont moins de 17 ans, ils débordent de talent et incarnent le triomphe d'un pays multiculturel. Offrent-ils pour autant une garantie d'avenir au football helvétique ? La presse est partagée.

Sept ans après le titre européen fêté par la génération des Barnetta et Senderos, les «rougets» sont champions du monde. En sept matches et autant de victoires, ils ont battu le meilleur des Amériques (Brésil, Mexique, Colombie), de l'Europe (Italie, Allemagne) et même de l'Afrique, avec le Nigéria en finale.

Une victoire qui, pour 24 heures marque «la fin de l'insouciance». Car ces garçons, qui «ont 17 ans et font encore partie du football des jeunes» doivent «garder à l'esprit tout le chemin qui les sépare encore du monde professionnel».

Et dans les prochains mois, ils devront «faire face aux sollicitations» et «effectuer des choix qui ne répondent pas seulement au doux bruit du tiroir-caisse» et surtout «rester eux-mêmes en évitant de dangereux raccourcis», ajoute le quotidien vaudois.

Monde impitoyable

«Les garçons, c'est maintenant que les choses difficiles commencent», titre, dans le même registre le Corriere del Ticino. Car ces jeunes talents vont maintenant recevoir des offres d'un monde «sans scrupules et peuplé de gens malades de cupidité».

Et il faudra que la Fédération, et tous les gens qui veulent du bien à ces jeunes, les entourent s'il ne veulent pas qu'ils finissent «comme Pinocchio quand il rencontre le chat et le renard», avertit le journal tessinois.

Tout en saluant le talent de cette équipe, L'Express de Neuchâtel, juge «presque impossible que cette domination se transpose au niveau de l'équipe A», même s'il est «fort probable que le football helvétique ait encore de très belles années devant lui».

Et ce d'autant, comme le rappelle le Blick qu'à la question «joueriez-vous pour l'équipe nationale A ?», chacun de ces jeunes gens (originaires de 12 pays, sur trois continents et dont la moitié sont binationaux) avait sans hésité répondu «oui».

Peu importe d'ailleurs pour la Berner Zeitung, il suffirait que trois de ces nouveaux Champions du monde passent dans l'équipe A, et ce serait déjà un sérieux atout.

Et ce qui réjouit particulièrement le quotidien bernois, c'est que cette équipe n'a pas seulement d'excellents défenseurs, mais aussi des milieux de terrain offensifs et surtout «des attaquants qui savent s'élever au-dessus de la mêlée, comme Nassim Ben Khalifa et Haris Seferovic, avec qui les soucis offensifs de la Suisse devraient désormais appartenir au passé».

«Blanc-noir-balkan»

Avec d'autres, Le Matin voit dans ce sacre «la récompense d'une politique entamée voici plus de dix ans dans les centres de formation». Mais le triomphe de cette équipe n'aurait pas été possible sans «la classe naturelle de ceux qui la composent».

«Symboles de la richesse de nos différences, Ben Khalifa, Seferovic et autres Xhaka incarnent bien davantage que l'ouverture d'un pays. Ils sont les héros modernes d'une génération «blanc-noir-balkan», dans laquelle [sic] chacun peut s'identifier», ajoute le quotidien de boulevard.

La Liberté rend quant elle hommage à l'entraîneur Dany Ryser, un «mage», un homme de l'ombre qui ne paye pas de mine et qui pourtant «en avait sous la pédale» pour hisser au sommet ces «gamins», pleins de «culot, d'insolence et de confiance», avec leurs «gestes techniques sortis d'un jeu vidéo».

Et le plus bel hommage qu'on puisse lui rendre, c'est «sans doute lui dire que ses petits gars étaient si pétillants qu'ils ne jouaient pas... comme des Suisses», conclut le quotidien fribourgeois.

Clin d'œil

Quant au Tages-Anzeiger de Zurich, il commente l'événement par un dessin. On y voit les sept ministres du gouvernement à une table face à un écran qui proclame «Nous sommes champions du monde».

Et le président Hans-Rudolf Merz demande à ses collègues: «réagir à une nouvelle positive, quelqu'un sait-il encore comment on fait ?»

Marc-André Miserez, swissinfo.ch

La classe des jeunes

Depuis 2002, les sélections nationales suisses juniors se sont illustrées à de plusieurs reprises sur la scène internationale.

2002: champions d'Europe des moins de 17 ans; demi-finalistes à l'Eurofoot des moins de 21 ans.

2004: demi-finalistes au Championnat d'Europe des moins de 19 ans.

2005: les moins de 20 ans se qualifient pour le Mondial.

2009: les moins de 17 ans atteignent les demi-finales du Championnat d'Europe et remportent le Mondial au Nigéria.

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