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L'économie africaine a été touchée en 2016 par la chute du prix des matières premières mais devrait repartir de manière modérée en 2017 (archives).

KEYSTONE/EPA/AHMED JALLANZO

(sda-ats)

L'Afrique, touchée en 2016 par la chute du prix des matières premières, devrait repartir à la hausse en 2017. Devant le Forum des patrons africains organisé jusqu'à mardi à Genève, le FMI a dit s'attendre à une croissance d'environ 3% en 2017.

Le PIB africain a régulièrement ralenti ces dernières années. La reprise devrait être modérée en 2017, a dit lundi le directeur pour l'Afrique du Fonds monétaire international (FMI) Abebe Aemro Selassié. Elle devrait se poursuivre en 2018.

Pour autant, l'environnement extérieur reste difficile. Le responsable du FMI appelle les Etats à améliorer leur politique fiscale et à diversifier leurs exportations. En dehors des simples industries d'extraction et du commerce des matières premières dont dépend trop l'ensemble de la région selon la vice-présidente de la Société financière internationale (IFC) Saran Kebet-Koulibaly.

Seul un tiers des Etats africains sont actifs de manière "significative" dans les matières premières, précise toutefois le responsable du FMI. Il demande aussi des taux de change plus flexibles face aux facteurs qui impactent négativement l'économie. Autre indicateur, les technologies doivent permettre d'étendre la productivité et de réduire les coûts, estime la vice-présidente de l'IFC.

Corruption ou encore technologies

Dans les 20 à 30 prochaines années, les possibilités de l'Afrique seront importantes, selon Abebe Aemro Selassié. D'ici 2030, la moitié de l'augmentation annuelle de la population active viendra de cette région.

Du côté des patrons, la priorité n'est pas tant à la réforme des secteurs économiques qu'à l'amélioration des conditions-cadres. Selon l'Anglo-Soudanais Mo Ibrahim, l'Etat de droit, l'éducation, le développement économique durable ou la santé doivent être défendus. Et l'agriculture va rester le secteur le plus important en Afrique, ajoute-t-il.

De son côté, le milliardaire égyptien Naguib Sawiris, frère de l'entrepreneur Samih Sawiris qui a investi en Suisse, a insisté sur la lutte contre la corruption. Le nombre de pays africains où ce problème a diminué a triplé ou même quadruplé en cinq ans. Les nouvelles technologies sont une "menace" pour les corrompus, dit-il.

Schneider-Ammann et deux présidents africains prévus

Plus de 1000 personnes, dont de nombreux patrons et une vingtaine de ministres, sont présentes à Genève. Les présidents sénégalais Macky Sall, en visite officielle en Suisse, et ghanéen Nana Akufo-Addo doivent s'exprimer mardi en présence du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.

Les exportations suisses vers l'Afrique atteignaient 3,2 milliards de francs en 2015, dont une très forte part dans le négoce de matières premières de la place genevoise. Les entrepreneurs genevois ont été conviés à la rencontre.

Lancé en 2012, le Forum des patrons africains a eu lieu pendant trois ans à Genève, avant de rejoindre Abidjan en 2016. Ce rythme d'un an sur deux à Genève devrait désormais être maintenu.

ATS