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Lutte contre les discriminations Homophobie, un vrai problème à travers quelques exemples

Les organisations de défense des droits des LGBTIQ de l'extension de la «norme antiraciste» aux discriminations basées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

(Keystone)

La Suisse devrait à l’avenir pouvoir lutter plus efficacement contre l’homophobie. Le Conseil national a accepté cette semaine une initiative en ce sens. En 2018, les agressions ou discriminations à l’égard des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexuelles et queer (LGBTIQ) défraient encore régulièrement la chronique.

La Conseil national (Chambre basse du Parlement) a accepté mardiLien externe de compléter l’article 261bis du Code pénal, appelé «norme antiraciste». Il permettra désormais de sanctionner les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Le projet doit encore être avalisé par le Conseil des Etats (Chambre haute).

La nouvelle norme permettra d’attaquer des agressions ou propos homophobes, comme ces cinq exemples récents.

Le PNOS propose une taxe sur l’homosexualité

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Le parti d’extrême droite suisse alémanique PNOS (Partei National Orientierter Schweizer) propose de lutter contre l’homosexualité en introduisant une taxe, en l’interdisant dans l’espace public et un encourageant les homosexuels à «se soigner». Dans un plaidoyer publié le 28 août, l’un des stratèges du parti Florian Signer estime que l’homosexualité «a dégénéré en pseudo-religion» qui se propage. Il est convaincu que l’Europe vit «un déclin démographique» et que «les homosexuels constituent un risque additionnel».

«L'homosexualité est un symptôme comme le rhume des foins.»

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Dans le canton de Genève, une enquête est ouverte, en août dernier, à l’encontre d’un médecin généraliste et homéopathe affirmant pouvoir agir sur l'homosexualité. Interrogé par la Radio Télévision Suisse (RTS), ce dernier affirme: «L'homosexualité est un symptôme comme un autre, comme pourrait être le mal à la tête ou le rhume des foins, etc. Je ne comprends pas bien où est le problème.»

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Un évêque suisse relie homosexualité et abus sexuels dans l’Église 

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Dans une interview (ci-dessous en allemand) diffusée le 22 août par la chaîne catholique EWTN, l’évêque auxiliaire de Coire Marian Eleganti déclare que «90%» des abus sexuels commis dans l’Eglise catholique américaine «sont directement associés à des tendances homosexuelles».

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Agression de deux jeunes homosexuels à Neuchâtel

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Deux amis sont roués de coups au bord du lac de Neuchâtel, dans la nuit du 9 au 10 juin, parce qu’ils sont homosexuels. «On va te faire courir, sale pédé!», crient les agresseurs à l’une des victimes. Bilan pour les deux jeunes hommes: traumatisme crânien, perte de connaissance, dents cassées, contusions et bleus. Ils décident de dénoncer l’agression sur les réseaux sociaux.

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Agression verbale dans un tram genevois diffusée sur Facebook

En décembre 2017, une agression homophobe filmée dans un tram à Genève crée la polémique sur les réseaux sociaux. Un homme invective un passager. «Allez dégage (...) tu voulais me draguer (...) je baise pas les pédés», lance-t-il. L’homme visé par les insultes, Jordan Davis, journaliste à la RTS, filme la scène avec son smartphone. Pour soutenir la victime, les autres passagers contraignent l’agresseur à descendre à la prochaine station.

La Suisse doit désormais se doter de statistiques et recenser ce type de discriminations, estiment les organisations de défenses des droits des LGBTIQ. La Helpline mise en place en 2017 recense au moins deux agressions homophobes ou transphobes par semaine. Ce n’est que la pointe de l’iceberg, puisque de nombreux cas ne sont pas signalés.

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