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Marché du travail


Taux de chômage: la Suisse bon élève, mais jusqu’à quand?




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Les jours du plein emploi sont-ils comptés en Suisse? C’est ce que pense le ministre de l’Economie Johann Schneider-Ammann, qui se montre pessimiste quant à l’évolution du marché du travail helvétique. En comparaison internationale, la Confédération, avec ses 3,8% de chômeurs, présente toutefois encore un bilan bien meilleur que la plupart des grandes économies de la planète.

Chaque pays utilisant ses propres calculs statistiques, l’Organisation internationale du travail (OIT) a développé un modèle harmonisé qui permet une comparaison directe entre les nations. C’est ce qui explique pourquoi les chiffres de l’OIT sont légèrement plus élevés que ceux présentés par le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) mardi 9 février.

D’après les données du SECO, le taux de chômage atteignait 3,8% au mois de janvier en Suisse, soit le niveau le plus élevé depuis six ans. L'augmentation est de 8,4% sur un an. Les disparités sont très importantes d’un canton à l’autre: le record est détenu par Neuchâtel, canton frontalier et industriel (6,4%), tandis que le demi-canton germanophone d’Obwald fait figure de premier de classe (1,1%).

Cette augmentation est principalement imputable au franc fort, conséquence de la décision de la Banque nationale suisse (BNS) de supprimer le taux plancher avec l’euro il y a un peu plus d’une année. Aux yeux de Johann Schneider-Ammann, les entreprises helvétiques ne pourront pas résister plus de deux ans à un franc aussi fort. «Nous ne pourrons très certainement plus soutenir un taux de chômage bas», a indiqué le ministre de l’Economie dans une interview accordée au journal dominical «NZZ am Sonntag».

Reste que les statistiques de l’OIT confirment la perception d’une Suisse relativement épargnée par le chômage. Elles montrent par ailleurs que les fluctuations y ont également été moins importantes qu’au sein des principales économies de la planète.

En Allemagne, le taux de chômage a diminué de plus de moitié depuis 2006 et atteint désormais presque le même niveau que celui de la Suisse. La Chine navigue également dans les mêmes eaux, mais des doutes subsistent quant à la fiabilité des données officielles fournies par Pékin à l’OIT. Aux Etats-Unis, le taux de chômage est en constante diminution depuis la crise économique de 2009, mais il reste néanmoins de plus de deux points supérieur à celui de la Suisse. 


(Traduction et adaptation de l'anglais: Samuel Jaberg), swissinfo.ch

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