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Mort d'une légende David Bowie avait un pied en Suisse

Trois jours après la sortie de «Blackstar», un 25e album salué comme son meilleur depuis longtemps, David Bowie est mort dimanche à 69 ans d’un cancer qui le rongeait depuis 18 mois. Chanteur, compositeur, producteur, peintre et acteur, le mutant aux cent visages avait une relation forte avec la Suisse, où il a longtemps vécu.

Avec plus de 140 millions d’albums vendus dans le monde en presque 50 ans de carrière, David Bowie, né David Robert Jones dans le quartier de Brixton à Londres le 8 janvier 1947 aura exploré, et parfois créé tous les styles musicaux, du glam-rock à paillettes à l’électro-pop, en passant par la soul blanche et le rock expérimental ou industriel. Pour bien des gens, et pas seulement la génération des années 70, Bowie aura écrit la bande-son de leurs vies.

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Une carrière protéiforme, que nos confrères de la RTS ont choisi de résumer en dix albums-cléLien externe.

Une carrière qui passe aussi souvent par la Suisse. En 1976, David Bowie a déjà jeté la défroque de Ziggy Stardust et se présente sous l’apparence du dandy décadent qui va devenir le «Thin White Duke» de l’album «Station to station». Il s’installe alors avec Angie, son épouse, à Blonay, sur les hauts de la Riviera lémanique. Il dit apprécier la tranquillité du lieu, mais la discrétion du fisc y est certainement aussi pour quelque chose.

A quelques kilomètres de son chalet, il travaille avec le Mountain Studio, installé au Casino de Montreux, qui verra passer les Rolling Stones, Yes, Queen et tant d’autres. En 1979, il y produit «Lodger», le troisième album de sa trilogie dite berlinoise, inspirée par son séjour dans la ville encore coupée en deux.

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En 1981, il est à nouveau à Montreux pour jouer les choristes sur «Cool Cat», chanson très pop de Queen. Mais le résultat ne lui plaît pas et n’apparaîtra pas sur le disque. Par contre, il enregistre avec le groupe de Freddie Mercury le fameux «Under Pressure», qui devient un tube planétaire.

L'année suivante, David Bowie quitte Blonay pour les hauts de Lausanne, où il achète le très luxueux Château du Signal. Il reviendra à Montreux en 1984 et 1987 pour y enregistrer les deux albums qui font suite au succès phénoménal de «Let’s dance», mais qui marcheront nettement moins bien.

Le 24 avril 1992, il épouse en secondes noces le mannequin d'origine somalienne Iman Abdul Majid à l'Hôtel de Ville de Lausanne. La cérémonie se déroule en toute intimité, avec uniquement six personnes dans la salle. La presse ne l’apprendra que dix jours plus tard. C’est l’époque où l’on croise parfois le chanteur dans les rues de la capitale vaudoise. Comme le rapporte le quotidien local «24 heures», «les rares fans qui l’accostent dans la rue pour lui demander un autographe se voient gratifiés d’un courtois mais sec «I am not David Bowie».

En 1994, le chanteur, qui est également peintre à ses heures, va interviewer Balthus dans son Grand Chalet de Rossinière, et l’année suivante, il dessine pour son ami Claude Nobs l’affiche du Montreux Jazz Festival. Puis en 1997, le couple vend sa demeure lausannoise pour s'installer à New York et à Londres.

Cinq ans plus tard, retour en Suisse pour le fameux concert de juillet 2002 à Montreux.

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«C'est un des concerts qui m'a le plus marqué», confie aujourd’hui Mathieu Jaton, successeur de Claude Nobs à la tête du Montreux Jazz Festival. «C’est un souvenir marquant, plus que jamais aujourd'hui. Je suis resté complètement statufié par la présence de ce Monsieur. Il était entouré de musiciens extraordinaires, mais sa seule personne illuminait la salle. Il a donné un bis d'une heure, en interprétant la quasi-intégralité de l'album "Low". La réaction des fans de Bowie était très forte, il y a eu une émotion intense».

La marque Bowie

De lui, on peut tout attendre. Le meilleur comme le pire. Jeudi soir, David Bowie a laissé sa marque sur le Montreux Jazz. Avec beaucoup du ...

swissinfo y était aussi.

David Bowie avait «de vrais liens d'amitié» avec Claude Nobs, le fondateur du festival. «Il y a un tableau de Bowie offert à Claude au chalet, on a des photos de fêtes de Nouvel An passées ensemble, ou de David Bowie faisant du ski sur les hauts de Caux», note Mathieu Jaton.

En 2004, Bowie était attendu au Paléo à Nyon. «Dix jours avant, on a appris qu'il ne pourrait pas venir et l'on a reçu un certificat médical d'un cardiologue. Dans l'urgence, il a fallu remplacer quelqu'un qui était irremplaçable, avec Texas et Patti Smith», raconte de son côté Daniel Rossellat, patron de plus grand open air de Suisse. «Je l'ai vu plusieurs fois sur scène. C'était un artiste aux mille facettes, avec une présence sur scène exceptionnelle, incroyable».

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