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Pour aider les structures médicales à faire face à l'afflux de blessés en provenance des lignes de front, le CICR s'apprête à envoyer sur place du personnel médical supplémentaire spécialisé dans les soins d'urgence (archives).

KEYSTONE/AP/MANU BRABO

(sda-ats)

L'offensive sur la partie ouest de la ville de Mossoul en Irak représente un nouveau risque pour les populations. Le CICR a entrepris jeudi de renforcer sa présence sur le terrain pour faire face à l'augmentation des besoins humanitaires.

Pour aider les structures médicales à faire face à l'afflux de blessés en provenance des lignes de front, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'apprête à envoyer sur place du personnel médical supplémentaire spécialisé dans les soins d'urgence, a-t-il indiqué jeudi dans un communiqué. Cette opération est menée avec le soutien des Croix-Rouges allemande, finlandaise et norvégienne.

Des vivres et autres articles de première nécessité sont prêts à être distribués aux personnes déplacées par les hostilités. "Lorsque les habitants commenceront à fuir les quartiers ouest de Mossoul, il faut s'attendre à ce que beaucoup arrivent dans un état déplorable", a déclaré Dany Merhy, coordonnateur des activités du CICR à Erbil, cité dans le communiqué.

Comme l'ONU et d'autres ONG, le CICR est "très préoccupé par la sécurité et la santé des centaines de milliers de personnes qui ont décidé de rester ou qui ne sont actuellement pas en mesure de quitter la ville".

Protéger les civils

Cheffe de la délégation du CICR en Irak, Katharina Ritz a appelé les parties au conflit à "tout mettre en œuvre pour protéger les civils qui sont restés à Mossoul et garantir le passage en toute sécurité de ceux qui quittent la ville". Elles doivent également "s'abstenir d'utiliser des armes explosives dans les zones habitées, vu leurs effets dévastateurs".

Depuis le début de l'offensive sur Mossoul, le CICR a fourni des vivres, de l'eau potable et des articles de première nécessité à plus de 130'000 personnes. Il a également aménagé des blocs opératoires et acheminé des kits pour blessés de guerre et d'autres secours médicaux dans des structures de santé. Plus de 280'000 patients pourront ainsi être soignés.

ATS

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