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Orpheline, face et pile

Orpheline, côté recto...

(SP)

Orpheline, drôle de pseudo pour une artiste. C’est pourtant ce nom qu’a choisi une chanteuse tessinoise, à cheval sur deux continents par la grâce de ses parents, de son parcours et sans doute de ses ambitions. Rencontre.

La chanson est imparable. Une guitare acoustique et une basse qui balancent tranquillement, une batterie discrète, et sur ce tapis plutôt sobre, une voix qui vient nous raconter une fragile et délicate rencontre.

«Shy boy» s’intitule cette chanson, premier single très réussi d’un premier album qui ne cherche pas à révolutionner la musique, mais à mettre en valeur une jeune artiste de talent.

Le CD «Spread my Wings» d’Orpheline sort ces jours en Suisse. D’autres pays européens sont en cours de négociation. Craqueront-ils à l’écoute de la délicatesse de «Shy Boy» ou plutôt à cause de l’image glamour dont la jeune femme aime à se revêtir?

En fait, Orpheline semble double. D’un côté, la diva à paillettes façon R&B, qui trône sur le recto de la pochette de son disque. De l’autre, une jeune femme de 24 ans qui se la joue plutôt cool… celle qui figure au verso de l’album. Pile et face. Face et pile.

Une explication à cela? «J’aime beaucoup tout ce qui est fashion, maquillage, mais en même temps, je crois que j’ai des choses fortes à dire. J’ai donc envie de mélanger la beauté, le look, avec un message très intime. Mon but, c’est de casser les schémas», répond Orpheline.

L’échappée belle

Elle est née à Lugano et y a poussé entre la culture américaine de son père et la culture européenne de sa mère. A 14 ans, elle suit ses parents en France, à Collonges, en Haute-Savoie. Mais cinq ans plus tard, c’est toute seule qu’elle part à New York.

«Les Etats-Unis, c’était un choix personnel, à cause de la musique. Je suis partie là-bas essayer de réaliser un rêve», dit-elle. Aux Etats-Unis, elle tente de concilier petits jobs, études, et musique, le soir, dans les bars et autres lounges.

Quand on arrive de Collonges, n’est-il pas un peu intimidant d’aller se frotter à la musique à New York? «Je ne suis pas quelqu’un qui a peur. Je suis plutôt une personne qui prend des risques, qui aime l’aventure, et qui aime réaliser ses rêves», dit Orpheline, apparemment très sûre d’elle.

«Pour moi, le besoin de chanter était tellement fort que je ne me suis pas posée de questions. Si on s’en pose trop, on s’arrête! New York, c’est le ‘land of opportunities’, je me suis dit qu’il y aurait donc peut-être une opportunité pour moi». Pourtant, la concrétisation discographique de son rêve, ce n’est pas aux Etats-Unis qu’elle va la vivre, mais à Lugano, où elle rentre après quatre années passées à New York.

Back to Ticino

«J’ai dû rentrer parce que mon père est décédé. Je me suis dit que ça allait être difficile en Suisse, surtout au Tessin où il n’y a presque rien en matière de musique. J’ai alors retrouvé Max Elli, que je connaissais depuis longtemps et qui est très ami avec mon frère. J’ai chanté pour lui, et il a aimé», se souvient Orpheline.

Qui s’enthousiasme sur le premier arrangement que lui a concocté Max Elli (notamment guitariste du chanteur italien Nek): «J’ai eu l’impression que quelqu’un captait vraiment ce que je voulais exprimer», dit-elle.

Orpheline va donc être prise en main par Max Elli, qui dirige la production de son album, assure la grande majorité des arrangements et des programmations, les guitares, la basse. Et par les piliers du label «Black Ace», basé à Lugano justement.

Orpheline apporte des chansons, d’autres sont créées en studio avec son producteur. Si un instrument traverse presque toutes les plages de l’album, c’est la guitare, parfois au premier plan, parfois en embuscade. Jouée sur le disque par Max Elli, elle est néanmoins l’instrument fétiche d’Orpheline: «J’aime cet instrument. La guitare, c’est comme un symbole pour moi. Je l’ai emmenée partout, elle m’a accompagné sur le chemin de ma vie».

Qui est Orpheline?

La guitare, instrument du rock, du folk. Et pourtant, cet album n’est ni spécifiquement rock, ni folk, ni lié clairement à un genre précis. A l’heure des petites boîtes stylistiques, où sommes-nous donc? Eclat de rire de la dame. «On est dans Orpheline! C’est un style à part! On a essayé d’apporter beaucoup de diversité à ce projet pour le rendre spécial, unique», répond-elle.

Pas de crainte d’égarer son public? Hésitation, Orpheline consulte - pour la troisième fois - son manager, qui évoque une «identité très forte». C’est là tout le paradoxe d’Orpheline. Derrière ses affirmations, son air décidé, c’est aussi l’énergie d’un management très présent que l’on ressent. Face et pile, encore?

Pourquoi cet appel réitéré à Etan Genini? Peur de dire une bêtise? «Non…. Mais quand je parle, j’aime être précise. Et comme on a fait ce travail ensemble, j’aime intégrer les différents participants. Ils sont une partie très importante de mon travail. Et de ma vie aussi», répond Orpheline, qui sait donc botter en touche.

Ne nous restera plus qu’à naviguer à travers les titres de l’album, à la découverte de ces facettes multiples qui font donc l’identité d’Orpheline… «Let’s go» dance et dynamique, «Am I Alive» tendu, «What Time Is it?» pop et accrocheur…

«Tu ne m’as même pas demandé mon prénom», dit-elle dans la version en français de «Shy Boy»… A propos, pourquoi se cache-t-elle derrière le pseudonyme d’«Orpheline»? «Je ne me cache pas du tout, au contraire, répond-elle. Je crois même qu’à travers ce nom, j’apporte quelque chose de profond. Ce nom pour moi représente un passage. Des fois, quand on est jeune, on se sent seul, abandonné par la société, parfois même par la famille, les gens qu’on aime. On passe alors par une phase de souffrance où on recherche son identité. ‘Orpheline’, c’est cela».

Face ou pile?

Bernard Léchot, swissinfo.ch

ORPHELINE

Lugano. Elle est née à Lugano d’une mère européenne et d’un père américain - il était le premier basketteur professionnel à s’installer en Europe après la guerre.

Collonges / New York. À l’âge de 14 ans, elle suit ses parents à Collonges, en France, où elle passe son bac, puis part seule à New York pour s’y adonner à la musique. Petits jobs, université, concerts et animations.

Max Elli. De retour à Lugano, elle entame une collaboration avec le musicien italien Max Elli, notamment guitariste du chanteur Nek.

CD. Son 1er album «Spread My Wings» sort le 26 février 2010 en Suisse. Le single «Shy Boy» est programmé par plusieurs stations de radio.

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Infos pratiques

Sortie. «Spread my Wings» d’Orpheline sort en Suisse le 26 février.

Label: Black Ace.

Distribution. Distribué en Suisse par Disques-Office, des contrats pour d’autres pays européens sont en cours de discussion.

Concerts. Plusieurs concerts ou show-cases sont prévus:

24 février: Lausanne, D-Club

2 mars: Zurich, Exil

8 mars: Bellinzona, Teatro Sociale

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