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Les élections communales valaisannes n'ont pas bouleversé le paysage politique valaisan dimanche. Plus important parti du canton, le PDC a perdu quelques sièges, au profit de l'UDC ou de la gauche.

KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT

(sda-ats)

Les élections communales n'ont pas provoqué de grands bouleversements dimanche dans le paysage politique valaisan. Si la pression est maintenue sur le plus important parti cantonal, le PDC, aucune formation ne gagne ou ne perd franchement.

L'UDC, la gauche ou des formations communales contestataires bénéficient des pertes du PDC. C'est le cas à Naters où le conseiller national UDC Franz Ruppen a pesé de tout son poids. Il a dopé sa liste, lui permettant de ravir un siège au PDC et de devenir le principal parti de la ville avec 3 sièges sur sept.

Franz Ruppen a survolé l'élection dans sa ville et se positionne pour briguer la présidence le 13 novembre prochain avec une avance de plus de 500 voix sur un éventuel concurrent PDC. Les autres conseillers nationaux valaisans qui occupent un mandat communal n'ont pas raté le rendez-vous.

A Collombey-Muraz, le président Yannick Buttet (PDC) a fait le meilleur score. Président de Loèche, le conseiller national Roberto Schmidt (PDC) a été également réélu au conseil communal avec le meilleur résultats de tous les candidats.

Présidente chahutée

La présidente de Grimisuat, la conseillère nationale Géraldine Marchand-Balet (PDC), a connu une journée plus difficile. Chahutée durant la campagne en raison de la gestion contestée de la commune, elle est réélue, mais en troisième position. Elle n'a pas caché sa déception dans une interview accordée dimanche au site internet du Nouvelliste. Son parti a perdu deux sièges au profit d'un mouvement contestataire créé pour ces élections.

Les projecteurs étaient aussi braqués sur la commune de Bagnes où les élus communaux sont sur la sellette depuis plus d'une année suite aux révélations sur des constructions illicites à Verbier. L'électorat a maintenu sa confiance aux élus en place. Le PDC a conservé la majorité absolue.

Les villes de plaine, Brigue, Sierre, Sion et Martigny n'ont pas connu de changement. La réduction de 15 à 9 du nombre de conseillers communaux à Sion n'a pas modifié le rapport de force. A Viège, l'aile gauche du PDC a perdu un siège au profit du parti socialiste. A Monthey, l'alliance de gauche a gagné un fauteuil aux dépens du PLR.

Présidences en point de mire

Les regards se tournent désormais vers l'élection des présidents des communes le 13 novembre. Les présidents PLR de Sierre, Sion et Martigny et le président PDC de Naters ont renoncé à briguer un nouveau mandat. Les candidats à leur succession se sont tous placés dans l'optique de la course qui se jouera dans un mois.

A Naters, le score du conseiller national Franz Ruppen légitime son ambition. A Martigny, Anne-Laure Couchepin, fille de l'ancien conseiller fédéral et ancien président de Martigny Pascal Couchepin, a aussi devancé tous ses éventuels concurrents. Elle termine meilleure élue, première de sa liste et laisse le meilleur élu des autres partis à près de 500 voix.

Le PLR Philippe Varone, qui a obtenu dimanche le meilleur score absolu à Sion, devrait briguer la présidence du chef-lieu cantonal. Il devance d'environ 400 voix le meilleur élu des autres partis.

La situation est plus concurrentielle à Sierre. Les candidats déclarés, PLR, PS et PDC, ont chacun terminé en tête de leur liste. Mais la différence de voix entre eux est assez faible et promet un match serré. A Brigue et à Monthey, les présidents en place ne devraient pas être contestés.

sda-ats

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