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Patrice Mugny et Ruth Genner coprésidents des Verts

Passage du témoin de Ruedi Baumann (à gauche), le président sortant, à Patrice Mugny.

(Keystone)

Les conseillers nationaux Patrice Mugny et Ruth Genner ont été élus à l'unanimité samedi à Frauenfeld, en remplacement de Ruedi Baumann.

En comparaison des partis gouvernementaux, les Verts disposent désormais de la «présidence la plus jolie, la plus jeune et dotée de la vision politique la plus claire», a dit le secrétaire général du parti Hubert Zurkinden. A la suite des quatre ans de présidence de Ruedi Baumann, les Verts optent ainsi pour une coprésidence, suivant une idée romande.

Ancien rédacteur en chef du quotidien «Le Courrier», Patrice Mugny, 48 ans, effectue sa première législature sous la Coupole fédérale. Ruth Genner, ingénieure âgée de 45 ans, est entrée à la Chambre du peuple un an plus tôt, en cours de période.

Votations du 2 décembre

Sous leur nouvelle coprésidence, les Verts ont débattu des cinq objets soumis en votations le 2 décembre, dont leur initiative «pour garantir l'AVS - taxer l'énergie et non le travail». Ils ont évidemment préconisé une acceptation de leur texte.

Par une unanimité de 82 voix, le parti s'est aussi prononcé en faveur de l'initiative en faveur d'un service civil. Le projet «pour une Suisse sans armée», bien qu'approuvé par 57 oui - surtout des Romands -, n'a pas suscité la même concorde.

Douze délégués s'y sont opposé, et treize se sont abstenus. Les Alémaniques ont estimé qu'il était préférable d'adapter l'armée aux besoins du pays plutôt que de la supprimer.

L'initiative «pour un impôt sur les gains en capital» n'a pas provoqué de discussions puisqu'elle a été acceptée par les 72 délégués. Ruth Genner estime qu'il faut l'approuver au nom de la «justice».

L'article constitutionnel instaurant le frein à l'endettement a par contre été clairement rejeté par 72 voix contre 7 avis positifs.

Chercher de nouvelles idées

Commentant l'actualité à l'occasion de son dernier discours présidentiel, Ruedi Baumann a appelé son parti à chercher des idées et un engagement nouveaux. Vu la situation de la planète où règnent à nouveau guerres et représailles, on ne peut plus dire «ça devait arriver», a déclaré le conseiller national bernois.

Les paroles et une certaine bonne volonté ne suffisent plus. Il faut se demander si, en tant qu'un des pays les plus riches de la planète, la Suisse n'a pas une part de responsabilité dans la misère encore toujours aussi présente dans le monde. C'est «un devoir sacré» de s'engager.

De bonnes notes au bilan

Revenant sur les quatre ans passés à la présidence des Verts, M. Baumann a donné de bonnes notes à son parti. Il a souligné le travail réalisé dans un «esprit d'équipe et de franchise». Les Verts sont aussi parvenus à porter leurs idées dans la conscience collective.

Evoquant la débâcle de Swissair, les Verts ont jugé que l'Etat ne doit engager de l'argent que pour le plan social, pas pour la future compagnie aérienne. Ruth Genner a par ailleurs proposé que les membres du conseil d'administration de Swissair consacrent chacun 10 % de leur fortune personnelle au financement du plan social pour les milliers de collaborateurs de Swissair qui seront licenciés.

swissinfo avec les agences

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