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Un enfant pose sur les décombres d'une maison détruite par un raid présumé des forces saoudiennes, perpétré le 3 septembre dernier dans le district de Bait Marran, au Yémen.

KEYSTONE/EPA/YAHYA ARHAB

(sda-ats)

Plus du tiers des raids aériens menés au Yémen depuis mars 2015 par la coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite ont touché des sites civils, selon une enquête publiée vendredi par le quotidien britannique The Guardian. Des hôpitaux et des écoles ont été touchés.

Le journal s'appuie sur des chiffres fournis par le Yemen Data Project. Cette organisation répertorie les données liées au conflit, qui oppose les troupes du gouvernement, soutenues par la coalition, aux rebelles chiites Houthis, alliés aux partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

Le Yemen Data Project avance que sur quelque 8600 raids menés par la coalition entre mars 2015 et fin août dernier, 3577 ont touché des sites militaires, et 3158 des sites non militaires, le reste des attaques n'ayant pu être précisément identifiées.

L'enquête fait également état de 942 bombardements contre des zones résidentielles, 114 contre des marchés, 34 contre des mosquées, 147 contre des infrastructures scolaires ou encore 26 contre des universités.

Démenti saoudien

"L'un des aspects les plus problématiques de l'enquête pour l'Arabie saoudite concerne le nombre d'attaques répétées" contre un même site site civil, souligne le Guardian. Un bâtiment scolaire de Dhubab a ainsi été touché à "neuf reprises" et un marché à Sirwah "24 fois". Régulièrement accusée de bavures, la coalition affirme ne pas viser délibérément de cibles civiles.

Cité par le Guardian, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, a jugé les chiffres avancés "largement exagérés" et critiqué la méthodologie employée. Les Houthis "ont transformé des hôpitaux et mosquées en centre de commandement" mais aussi en "dépôts d'armes" et "ne sont plus des sites civils", a-t-il accusé.

La guerre au Yémen a fait plus de 6600 morts, pour la plupart des civils. Les violences se sont intensifiées depuis la suspension le 6 août des pourparlers de paix tenus sans succès au Koweït.

sda-ats

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