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La politique d'asile se durcit encore

L'Observatoire romand du droit d'asile et des étrangers (ODAE) accuse l'administration de tout faire pour accueillir le moins de personnes possible sur sol helvétique.

Mardi, en présentant le 2e rapport de l'ODAE, le pasteur Philippe Nussbaum a pointé le doit sur une administration fédérale qu'il juge tatillonne. Aux yeux des fonctionnaires, «tout demandeur d'asile est un faux réfugié présumé», auquel il revient alors de prouver le contraire.

Chaque décision liée à la procédure d'asile doit être littéralement arrachée à la Suisse, a regretté M. Nussbaum. Les enquêtes d'ambassade, qui visent à vérifier les informations données par le requérant, ne sont par ailleurs guère fiables. «C'est du n'importe quoi la plupart du temps», s'est emporté le pasteur.

Berne se cacherait aussi parfois derrière les accords de Dublin pour se débarrasser de dossiers encombrants. Ces accords, qui visent à éviter qu'une personne dépose une demande d'asile dans plusieurs pays européens, sont appliqués mécaniquement en Suisse, a souligné le secrétaire de l'ODAE, Aldo Brina.

Et de rappeler que, depuis le 1er janvier 2008, la précarité des demandeurs d'asile déboutés n'a fait qu'augmenter.

swissinfo.ch et les agences


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