Tariq Ramadan n'est plus interdit d'entrée aux USA


Finie, l’ère Bush pour l’intellectuel genevois, qui n'est plus interdit d'entrée aux Etats-Unis. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a signé mercredi des ordres qui mettent fin à l'interdiction.

Le département d'Etat américain a annoncé mercredi avoir levé l'interdiction de visa pesant sur le Suisse Tariq Ramadan, l'intellectuel musulman controversé, qui avait été empêché de prendre un poste universitaire aux Etats-Unis sous l'ère Bush.

Les juristes du gouvernement américain avaient expliqué à l’époque que l'accès du territoire lui était interdit parce qu'il avait, entre 1998 et 2002, versé 1670 francs à l'Association de Secours Palestinien (ASP), basée en Suisse et sur une liste noire américaine pour soutien au terrorisme.

Tariq Ramadan, qui enseigne actuellement à l'Université d'Oxford en Grande-Bretagne, devait prendre un poste à l'Université de Notre Dame dans l'Indiana en 2004 lorsqu'il s'était vu refuser un visa, en dépit de dizaines de voyages antérieurs aux Etats-Unis.

Mercredi, le porte-parole de la diplomatie américaine Philip Crowley a estimé que Tariq Ramadan ne faisait pas peser de menace sur la sécurité des Etats-Unis.

«Conformément à politique de la main tendue du président Obama en direction des musulmans du monde entier, nous souhaitons encourager un débat mondial. (...) Nous voulons avoir la possibilité de recevoir des universitaires musulmans pour un dialogue avec d'autres religions et d'autres gens ici même dans notre pays», a-t-il fait valoir.

Dans un communiqué, Tariq Ramadan espère «qu'il sera possible bientôt de visiter les Etats-Unis et de pouvoir à nouveau m'engager dans un débat ouvert, critique et constructif avec les universitaires américains».

L’intellectuel a été récemment au cœur d'une polémique avec la ville de Rotterdam et une université néerlandaise où il était professeur invité. Elles ont mis fin en août dernier à leur collaboration avec lui, lui reprochant de présenter une émission à la télévision Press TV, financée par le gouvernement «répressif» iranien.

swissinfo.ch et les agences



Liens

×