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Session des jeunes Pas facile de faire passer des idées neuves

Quatre jours de débats, de la passion, de l’engagement et des propositions. La Session des jeunes est un vrai laboratoire d’idées, mais qu’en font leurs aînés?

Vision inhabituelle sous la Coupole fédérale: pas un siège vide parmi les 200 que compte la salle du Conseil national, des participants tous attentifs (enfin presque), jeunes et vêtus de t-shirts arc-en-ciel. Quatre jours durant et jusqu’à dimanche soir, Berne a vécu à l’heure de la Session des jeunesLien externe, 26e du nom.

L’institution existe depuis 1991. Ce parlement éphémère n’est pas élu. Les 200 participants, de 14 à 21 ans sont tous volontaires et choisis par le Conseil suisse des activités de jeunesse (CSAJLien externe) selon un système de quotas. On tient compte du sexe, du niveau de formation et de l’origine (pas besoin d’avoir le passeport suisse). On intègre également des Suisses de l’étranger, ainsi que des mineurs non accompagnés, arrivés par la filière de l’asile. Et on essaie de privilégier les nouveaux visages, pour ne pas avoir les mêmes chaque année. «De cette manière, on a une assemblée bien plus représentative de la population que ne l’est le vrai parlement», souligne Valérie Vuille, porte-parole du CSAJ.

«Non aux cadeaux des labos»

Dûment encadrée par des experts et des politiciens nationaux, cette assemblée débat de vrais sujets, selon un ordre du jour soigneusement préparé par les participants eux-mêmes. Les préoccupations sociales s’y taillent la part du lion.

Ainsi, les jeunes ont nettement accepté la pétition «Stop aux cadeaux des labos», qui demande de mettre fin à la pratique des laboratoires pharmaceutiques qui offrent des cadeaux aux médecins pour les encourager à prescrire des médicaments originaux au détriment des génériques. Ceci dans l’idée de faire baisser les coûts de la santé.

Pas de solution miracle pour les retraites

Les politiciens en herbe se sont aussi essayé à faire du neuf là où leurs aînés viennent d’échouer: dans la réforme du système des retraites.

Les Romands ont proposé un passage progressif de l’âge de la retraite à 65 ans, pour les femmes, qui toucheraient alors des rentes plus élevées en compensation des inégalités salariales dont elles sont victimes durant leur vie active.

Le groupe alémanique s’est penché sur le financement des rentes et a proposé des taux de TVA variables: plus bas pour les produits de première nécessité, plus haut pour les produits de luxe. Idée acceptée, alors que celle des Romands a été jugée irrecevable. «Il faut s’attaquer aux inégalités salariales à la base au lieu d’essayer de les compenser en fin de vie», a plaidé un orateur.

Autre proposition qui a séduit l’assemblée: favoriser l’adoption d’enfants par les couples de même sexe.

Le long chemin

Au final, les idées acceptées sont transmises au parlement des «grands». Et c’est ici que commence le travail de conviction. Les bénévoles du CSAJ s’engagent pour que les revendications des jeunes soient prises en compte, en faisant du lobbying auprès des parlementaires et des organisations nationales et régionales, avec des fortunes diverses.

Le Parlement en effet refuse la plupart des pétitions. Il l'a fait récemment pour la revendication des jeunes d'une commission fédérale indépendante pour superviser les exportations d'armes suisses. Idem pour la légalisation du don d'ovocytes.

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