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Terrorisme islamiste


Attentat meurtrier dans un hôtel tunisien


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Les corps des victimes reposent sur la plage. (AFP)

Les corps des victimes reposent sur la plage.

(AFP)

Une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI) contre un hôtel de la station balnéaire de Sousse, en Tunisie, a fait vendredi des dizaines de victimes, dont des touristes belges, allemands et britanniques. La police a abattu l'un des assaillants. Vendredi, le terrorisme islamiste a également frappé en France et au Koweït.

L'attentat est survenu sur la plage de l’hôtel Riu Imperial Marhaba, situé dans la zone touristique de Port el Kantaoui, aux abords de la ville de Sousse. Un homme armé «s'est infiltré par l'arrière de l'hôtel et a ouvert le feu», a indiqué le porte-parole du ministère tunisien de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui. Le dernier bilan des autorités tunisiennnes est de 38 morts et 39 blessés.

L'attaque a été menée par au moins un assaillant qui a ouvert le feu avec un fusil d'assaut Kalachnikov qu'il avait dissimulé dans un parasol, avant d'être abattu par la police. M. Aroui n'a pas écarté que l'attaque ait été menée par plus d'une personne. Selon le secrétaire d'Etat aux affaires sécuritaires, Rafik Chelly, l'auteur de l'attentat est un étudiant tunisien inconnu de la police.

Un communiqué diffusé par des djihadistes indique que "le soldat du califat (...) a pu parvenir au but", tuant près de 40 personnes "infidèles".

Un touriste britannique a raconté à la télévision SkyNews que l'attaque s'était produite vers midi (13h, heure suisse). «On a vu à une centaine de mètres à notre gauche ce qu'on a pensé être des feux d'artifice. C'est seulement quand on a commencé à entendre des balles fuser qu'on a réalisé que c'était beaucoup plus grave. Très vite, les gens ont commencé à fuir la plage, c’était la panique. On a entendu une vingtaine ou une trentaine de coups de feu, il y en avait pas mal.»

La présidente suisse réagit

Parmi les victimes figurent au moins cinq touristes britanniques, d'autres venus de Belgique, d'Allemagne ou d'Irlande. En Suisse, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) vérifie si des Suisses sont concernés.

L’opérateur suisse Hotelplan a indiqué à l’agence de presse suisse ats que tous ses clients qui se trouvaient à Port El Kantaoui ont été contactés et sont indemnes.

La présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a adressé ses condoléances aux «familles des victimes et aux Etats concernés». «Nous devons lutter contre l'intolérance, l’extrémisme et le terrorisme, et nous ne pouvons pas nous laisser intimider par de tels actes», a ajouté Mme  Sommaruga, qui est également ministre de la Justice et de la Police.

De son côté, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a appelé à une «stratégie globale» face au terrorisme. «On s’est aperçu aujourd’hui que la Tunisie est face à un mouvement international. Elle ne peut répondre toute seule à cela. Pour preuve, le même jour à la même heure la France a été la cible d’une opération pareille, le Koweït aussi.» 

Il s'agit du pire attentat de l'histoire récente de la Tunisie pourtant déjà en état d’alerte maximale depuis l’attentat contre le Musée du Bardo, le 18 mars à Tunis, qui avait fait 22 morts, dont 21 touristes étrangers. L’an dernier, un kamikaze s’était fait exploser sur une plage de Sousse, sans faire de victime. Après cet attentat, le secteur stratégique du tourisme a enregistré en avril de très mauvais résultats, avec un recul sur un an de 25,7% des touristes et de 26,3% des recettes touristiques en devises.

En France aussi…

Moins de six mois après les attentats meurtriers de Paris (17 morts), une attaque terroriste a visé vendredi une entreprise située près de Lyon, faisant deux blessés dans une explosion et un mort, un homme dont le corps décapité a été retrouvé sur le site. La victime était le patron d’une usine du groupe américain Air Products à Saint-Quentin-Fallavier et l'employeur de l'auteur présumé de l'attaque.

Selon les premiers éléments de l'enquête, ce dernier aurait pénétré en voiture sur le site industriel, où il a d'abord foncé sur des bonbonnes de gaz, provoquant une explosion dont il a réchappé. Il a ensuite tenté d'amorcer une autre explosion quand un pompier l'a maîtrisé. Les gendarmes ont ensuite découvert à l'intérieur de l'usine le corps décapité du chef d'entreprise. La tête a été retrouvée accrochée au grillage et entourée de drapeaux islamistes. L'attentat n'a pas encore été revendiqué, mais la décapitation rappelle les méthodes de l'Etat islamique (EI).

Fiché en 2006 pour «radicalisation» par les services de sécurité intérieure, le suspect n'avait pas de casier judiciaire et sa fiche n’a pas été renouvelée en 2008.

...et au Koweït

D’autre part, le groupe ultraradical sunnite a revendiqué l’attaque qui a fait au moins une vingtaine de morts pendant la grande prière dans la mosquée Al-Imam al Sadeq à Koweit City, au second vendredi du mois de jeune sacré du ramadan.

Dans un communiqué, la «Province de Najd», qui s'est récemment manifestée comme la branche saoudienne de l'EI, affirme qu'un kamikaze a perpétré l'attentat contre une mosquée qui «répandait l'enseignement chiite parmi la population sunnite».

Selon les secours, outre les 13 morts, 25 personnes ont été hospitalisées. La «Province de Najd» avait revendiqué en mai deux attentats meurtriers contre les chiites en Arabie saoudite.


swissinfo.ch avec les agences

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