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"Marignan" devient mercredi officiellement l'hymne valaisan. Ainsi en a voulu le gouvernement, sous l'impulsion de son président Jacques Melly. Les hymnes cantonaux sont souvent plus populaires que le cantique suisse.

Le public est invité sur la place de la Planta à Sion dès 18h00. Au programme musique, allocutions et signature de l'acte officialisant "Marignan" comme hymne valaisan ou "Walliserhymne".

La marche a été composée en 1939 par le musicien Jean Daetwyler pour le cinquantenaire de la Fédération de musique du Valais central. Le Bâlois, décédé à Sierre en 1994, a voulu marquer son attachement à son canton d'adoption en incluant dans "Marignan" la mélodie du cantique valaisan "Notre Valais".

Ce chant, composé en 1890 par Ferdinand Otto Wolf sur un texte de Leo Luzian von Roten, a toujours été considéré comme l'hymne valaisan. En officialisant "Marignan", le Conseil d'Etat allie donc texte et forme orchestrale.

Durant le bicentenaire

C'est en 2015, durant les festivités du bicentenaire de l'entrée du Valais dans Confédération, qu'a germé l'idée d'officialiser l'hymne cantonal, a indiqué à l'ats Jacques Melly. Le président du gouvernement souligne qu'il s'agit d'une reconnaissance des valeurs du canton, sans volonté de fermeture à l'autre.

La démarche valaisanne n'étonne pas Lukas Niederberger, directeur de la Société suisse d'utilité publique (SSUP) qui a organisé le concours du nouvel hymne suisse: "Le régionalisme est une contre-dynamique à la globalisation. C'est un processus normal et positif", estime-t-il.

"Ceux qui ont une identité régionale forte, qui ne se base pas sur un nationalisme négatif, peuvent s'ingérer sans peur dans un réseau plus grand", poursuit le directeur de la SSUP.

Pas seulement en Valais

Le Valais n'est pas le seul à revendiquer un hymne. Les Genevois ont leur "Cé qu'è lainô" et les Jurassiens la "Rauracienne", pour ne citer qu'eux.

"Souvent, les hymnes cantonaux sont plus populaires que l'hymne suisse. La population en connaît mieux les paroles et en est plus fière", souligne Lukas Niederberger.

sda-ats

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